Fermeture de la mine Cominak d'Akouta au Niger, 600 salariés licenciés

Les installations de Cominak près de la mine d'Arlit.
Les installations de Cominak près de la mine d'Arlit. AFP PHOTO PIERRE VERDY

Au Niger, la ville d’Arlit, à 250 kilomètres d’Agadez, dans le nord du pays, accuse douloureusement la nouvelle de la fermeture de la mine d’Akouta, prévue pour le 31 mars. Mercredi, Moussa Souley, directeur général de la Cominak, la compagnie minière d’Akouta, a détaillé devant la presse, les modalités de la fermeture de ce site minier.

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Avec notre envoyée spéciale à Niamey, Gaëlle Laleix

La Cominak est une filiale nigérienne du groupe français Orano, anciennement Areva, qui exploite depuis plus de 40 ans l’uranium dans la région. Selon la compagnie, la mine d’Akouta doit fermer car elle a épuisé ses ressources. Elle laisse 600 salariés sans emploi et un impact environnemental important.

Même si elle n’est pas une surprise, la fermeture de la mine a un goût amer pour les salariés de la Cominak. La compagnie a prévu un plan social. Ses employés toucheront ente 20 et 60 millions de francs CFA. Pour Niou Amadou, secrétaire général du Syndicat national des mines (Synamin) à la Cominak, ces enveloppes ne suffiront pas. Il faut un plan de relance économique pour la région…

« Nos avons une grande partie de nos travailleurs qui sont jeunes. Donc tant qu'il n'y a pas une relance économique du pays, cela veut dire que bon nombre de ces jeunes vont se retrouver au chômage. Je ne pense pas que qui que ce soit dira qu'il est content, quelle que soit l'enveloppe qu'on va lui accorder. xxxx »

Dégâts environnementaux en perspective?

Aucun dédommagement n’est prévu en revanche pour les 800 sous-traitants qui dépendent de la mine.

Autre sujet d’inquiétude, le démantèlement du site minier.

« Il y a à peu près une vingtaine de millions de tonnes de résidus de traitement qui contiennent à peu près 80% de la radioactivité qui sont stockés à l'air libre. Ils ont prévu une méthode pour les sécuriser : ils disent qu'ils vont construire un sarcophage. D'abord, ils vont mettre une couche d'argile. Ensuite, peut-être, mais ce n'est même pas sûr, qu'ils vont mettre une couche de ciment, ce qui ne va pas résister au temps et aux intempéries », explique Rahmar Ilatoufegh, de la coordination de la société civile d’Arlit.

En tout, le plan de réaménagement de la Cominak s’élève à 95 milliards de francs CFA.

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