Guinée: les avocats des opposants de l'UFDG détenus saisissent la Cédéao

Les opposants de l'UFDG sont détenus depuis plus de 4 mois (image d'illustration)
Les opposants de l'UFDG sont détenus depuis plus de 4 mois (image d'illustration) Alex Potemkin/Getty images

Les avocats des opposants de l’UFDG inculpés pour « fabrication et détention d’armes de guerre et atteintes aux intérêts fondamentaux de la nation », ont saisi cette semaine la Cour de justice de la Cédéao.

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Les avocats des membres de l’Union des Forces démocratiques de Guinée détenus demandent à cette juridiction sous-régionale de se prononcer sur une procédure qu’ils estiment être défaillante : violation de la présomption d’innocence, violation des droits de la défense, manque de visibilité sur le calendrier judiciaire de ce dossier et surtout mauvais état de santé des opposants, qui pour certains sont atteints du Covid-19.

« Nous demandons à la Cour d’apprécier la situation en urgence, explique Me Ivan Terel, l’un des avocats des opposants. D’une part du fait de la gravité de la violation de leurs droits qui les conduit à être en détention depuis plus de 4 mois sans réelle perspective ou calendrier judiciaire. Le deuxième motif de l’urgence, c’est notre forte préoccupation pour leur santé. Après 4 mois de détention, en pleine période de Covid, ils sont détenus dans un centre de détention qui est gravement affecté par plusieurs cas de Covid. »

« Leur état de santé propre » inquiète également leurs avocats, « y compris pour monsieur Ibrahima Chérif Bah, qui est un homme de 73 ans dont l’état de santé nous préoccupe plus particulièrement. On sait qu’il y a une vraie problématique Covid au sein de ce centre de détention ». La longueur de cette détention est également un autre facteur d'inquiétude, pour Me Ivan Terel. « Plus de 4 mois de détention, c’est forcément très difficile. Et encore plus difficile dans ce centre-là, dont on sait qu’il est aussi affecté par un problème de surpopulation. »

Au ministère de la Justice, on assure que les opposants atteints du coronavirus sont « pris en charge et soignés ». Une opération de dépistage des autres détenus avait été lancée la semaine dernière.

 

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