Niger: soutien de la presse au journaliste d’investigation Moussa Aksar

Au Niger, le journaliste Moussa Aksar encourt une peine d’amende de 500 000 francs CFA.
Au Niger, le journaliste Moussa Aksar encourt une peine d’amende de 500 000 francs CFA. Getty Images/ Spaces Images

Le directeur de publication de « L’Évènement Niger » encourt une peine d’amende de 500 000 francs CFA. Une peine requise vendredi, à l’ouverture d’un procès en diffamation. Moussa Aksar est accusé par un opérateur économique nigérien, installé en Belgique. Son nom apparaît dans l’enquête publiée par le journaliste, en septembre 2020, sur des détournements au sein du ministère de la Défense nigérien. Pour Boureima Ouedraogo, secrétaire général de la Cellule Norbert Zongo pour le journalisme d’investigation en Afrique de l’Ouest, ce procès relève du harcèlement et de l’intimidation.

Publicité

Cette plainte-là, en fait c’est moins pour obtenir réparation d’une diffamation que pour empêcher le journaliste de pouvoir travailler, et l’intimider de façon continue. Les journalistes d’investigation ne sont pas forcément des agresseurs du pouvoir établis, mais bien au contraire ils devraient être des alliés, d’autant plus qu’ils aident à assainir la gestion publique. Donc nous interpellons les autorités nigériennes sur deux choses: sur la nécessité effectivement qu’ils cessent le harcèlement contre Moussa Askar, également aussi parce qu’il fait l’objet de menaces de mort, qu’ils prennent toutes les dispositions pour assurer la sécurité du journaliste, sans quoi effectivement ils seront tenus pour responsable de ce qui lui arrivera.

Boureima Ouedraogo, secrétaire général de Cellule Norbert Zongo pour le journalisme d’investigation en Afrique de l’Ouest

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail