Covid-19: la vaccination, une des conditions d’une croissance durable en Afrique subsaharienne

Le vaccin Janssen de Johnson & Johnson contre le Covid-19 (illustration)
Le vaccin Janssen de Johnson & Johnson contre le Covid-19 (illustration) © KAMIL KRZACZYNSKI / AFP

Le Fonds monétaire international prévoit 3,4% de croissance globale pour l'Afrique subsaharienne en 2021 après une année 2020 marquée par une récession inédite en plus d'un quart de siècle de 1,9%. Le FMI appelle à multiplier les efforts pour permettre à l'Afrique de vacciner sa population.

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Les vaccins sont une des conditions du retour à la croissance. Comme le dit le directeur du département Afrique du FMI, l'Éthiopien Abebe Aemro Selassie, « la politique vaccinale est aussi une politique économique ». Il déplore le fait que l'Afrique a du mal à sécuriser ses arrivages de vaccins en raison de la compétition mondiale.

Le principal risque étant pour l'Afrique que n'apparaissent de nouvelles vagues épidémiques qui rendraient incertain le rebond de la croissance. Car en 2021, les économies d'Afrique subsaharienne rebondiront de 3,4%, prévoit le FMI. Un score qui ne gommera pas les effets terribles de la crise de 2020. L'année dernière, 32 millions d'Africains sont tombés sous le seuil d'extrême pauvreté. Et le revenu par tête ne remontera pas au niveau de 2019 avant plusieurs années.

Par ailleurs, le redémarrage africain nécessite des financements. Et le continent « ne peut pas s'en sortir seul », insiste Abebe Aemro Selassie, qui rappelle que l'Afrique aura besoin de 425 milliards de dollars dans les cinq prochaines années. Cela nécessitera donc un effort de tous, insiste-t-il : secteur privé, bailleurs publics et institutions internationales.

Une croissance durable en Afrique est à ce prix. Mais les États, de leur côté, doivent renforcer les efforts de bonne gouvernance et la mise en place des systèmes de protection sociale.

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