Les concertations nationales en vue du dialogue républicain débutent en Centrafrique

le président centrafricain Faustin Archange Touadéra avait annoncé l'organisation prochaine d'un grand dialogue républicain en mars dernier (image d'illustration)
le président centrafricain Faustin Archange Touadéra avait annoncé l'organisation prochaine d'un grand dialogue républicain en mars dernier (image d'illustration) REUTERS/Sergei Karpukhin

En Centrafrique, s'ouvre ce lundi matin les concertations nationales pour préparer le grand dialogue républicain annoncé par le président Faustin-Archange Touadéra en mars dernier. Le président réélu au terme d'élections controversées, qui avaient été perturbées par une coalition de groupe armés, la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), depuis décembre. L'ouverture de ce dialogue était demandée de longue date par les partis politique d'opposition, tout comme la communauté internationale. A quoi ressemble le projet du président centrafricain ?

Publicité

Le président Faustin Archange Touadéra doit recevoir ce lundi matin les premiers participants des consultations. Ce sont les 23 membres de la délégation de Bangui qui ouvre le bal au Palais de la Renaissance aujourd'hui.

Dès mardi, ce sera au tour de la société civile : syndicats, associations et ONG se succèderont jusqu'à mercredi. Viendront ensuite les confessions religieuses. Protestants, catholiques et musulmans présenteront leurs doléances au président vendredi prochain.

Enfin après une journée consacrée aux préfectures et aux chefs traditionnels venus de tout le pays, les partis ou rassemblement politiques comme la COD 2020 clôtureront les concertations le mardi 27 avril.

A lire aussi : Centrafrique: le président Touadéra annonce l'organisation d'un dialogue républicain

Le pouvoir a exclu tout dialogue avec les représentants des groupes armés ou tout parti politique ayant montré un quelconque soutient à la Coalition des patriotes pour le changement, CPC. En revanche, au sein de l'équipe technique d'appui, on indique que les députés concernés par une procédure de levée d'immunité parlementaire pourront participer aux concertations.

Une fois les consultations compilées, le chef de l'Etat a promis que cela servirait de base à l'application de l'accord de paix et de réconciliation national signé il y a plus de deux ans.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail