Côte d’Ivoire: des hommes armés attaquent une base militaire du nord d’Abidjan

Des militaires ivoiriens janvier 2017. (Image d'illustration)
Des militaires ivoiriens janvier 2017. (Image d'illustration) Sia KAMBOU / AFP

En Côte d'Ivoire, la base militaire de N'Dotré, dans la commune d'Abobo, dans le nord d'Abidjan, a été attaquée. Les assaillants et les forces ivoiriennes ont échangé des tirs une partie de la nuit, faisant selon l'état-major, trois morts et un blessé. L’identité des agresseurs est encore inconnue.

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Avec notre correspondant à Abidjan, Sidy Yansané

L'état-major général ivorien des armées parle « d’individus non identifiés » ayant ouvert le feu sur les postes de garde de la base militaire de N'Dotré. L'attaque a débuté vers 1h du matin, confirment les riverains. Ils ont bel et bien entendu des échanges de tirs entre 1h et 3h, dans la nuit du 20 au 21 avril. Ce mercredi après-midi, le calme est revenu, les habitants vaquent tranquillement à leurs occupations, même si l'on note des barricades à l'entrée du camp et des soldats en faction.

Certains affirment même que la fusillade s'est poursuivie beaucoup plus tard dans la nuit. Les habitants de la zone témoignent également de mouvements de troupes et de véhicules tout autour du camp militaire. Les combats ont fait un blessé parmi les forces ivoiriennes, trois morts et un blessé – désormais prisonnier – du côté des assaillants. Du matériel a également été saisi.

Dans son communiqué, le général Lassina Doumbia, chef d’état-major général des Armées parle d'« individus non identifiés » ayant ouvert le feu sur les postes de garde de la base militaire de N'Dotré. Il précise que l’objectif des assaillants était de forcer leur entrée dans la base, avant d'être repoussés par les sentinelles. 

Une vidéo tournée après la fusillade, et publiée sur la page Facebook officielle des Forces armées de Côte d’Ivoire, montre des véhicules militaires et des pick-up de la police scientifique. La vidéo expose également du matériel qui aurait été saisi chez les agresseurs : des machettes, des armes automatiques, ainsi qu’un passeport. Les échanges entre les militaires, que l’on peut entendre dans la vidéo, désignent le document comme étant un passeport du Liberia, même si l’information n’a pas encore été officiellement confirmée par les autorités. 

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