Sahel: la Cour des comptes pointe des lacunes dans l'aide au développement

Le siège de la Cour des comptes à Paris.
Le siège de la Cour des comptes à Paris. ludovic MARIN / AFP

À Paris, la Cour des comptes a rendu ce jeudi matin un rapport sur les actions civiles et militaires de la France dans les pays du G5 Sahel et leur relation avec l’aide publique au développement. Conclusions : il y a des lacunes dans le suivi de l'aide au développement au Sahel et les actions de sécurité et celles de développement souffrent d'un manque de coordination 

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Les chiffres du Pnud, le Programme des Nations unies pour le développement, parlent d’eux-mêmes : l’espace sahélien est l’une des régions du monde les plus déshéritées dont les taux de fécondité sont les plus élevés.

Pourtant, les fonds de l’aide au développement ne manquent pas selon la Cour des comptes. Les dépenses dans les pays du G5 Sahel ont plus que doublé entre 2012 et 2018, passant de 580 millions d’euros à plus d’1,3 milliard d’euros, des sommes qui à ce jour n’ont pas permis d’améliorer notablement le quotidien des populations.

L’insécurité, constatent les sages, constitue toujours une entrave majeure au développement des pays du G5, et de préciser : il n’y a pas non plus de sécurité pérenne sans développement économique, social et institutionnel. L’action militaire contre les groupes armés ne suffira donc pas à garantir à elle seule les conditions d’une vie digne des populations.

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La Cour des comptes plaide donc pour que cela se traduise dans l’organisation de la réponse française et appelle ainsi à un bilan d’étape de l’opération militaire Barkhane pour laquelle la France consacre chaque année un milliard d’euros.

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