La plateforme Le Congo n'est pas à vendre épingle l'homme d'affaires Dan Gertler

L'homme d'affaires israélien Dan Gertler effectue une visite au complexe minier de Katanga Mining Ltd. en 2012.
L'homme d'affaires israélien Dan Gertler effectue une visite au complexe minier de Katanga Mining Ltd. en 2012. Simon Dawson/Bloomberg via Getty Images

La plateforme le Congo n’est pas à vendre vient de publier un rapport d’une dizaine de pages analysant le projet Yabiso de l’homme d’affaires israélien Dan Gertler, à nouveau sous sanctions américaines.

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Celui que l’on surnomme l’ami de Joseph Kabila a proposé aux investisseurs congolais d’acquérir jusqu’à 30% des royalties de Metalkol, le super-projet minier de Kolwezi, il se dit même prêt à leur prêter une partie de l’argent. Pour le Congo n’est pas à vendre, cette offre est un piège. L’objectif serait de blanchir l’homme d’affaires et ses transactions opaques… Le rapport s’intitule : « Yabiso, le parapluie de Dan Gertler ».

Pour le Congo n’est pas à vendre, le plus grave, c’est que Dan Gertler s’octroie des recettes qui auraient dû rester propriété de l’État. Avec les seuls royalties de Metalkol, l’homme d’affaires israélien pourrait toucher jusqu’à 20 millions de dollars par an pendant quinze ans, selon cette plateforme. Selon leur contrat de vente, il n’a payé à la Gécamines que 55 millions de dollars pour les acheter. Le milliardaire israélien assure lui avoir déboursé 83 millions en total, ce qui inclut le paiement de certaines dettes contractées par l’entreprise minière d’État…

Mais Dan Gertler  n’a pas acquis que ces royalties-là, pointe ce rapport. Il a aussi acquis ceux de KCC et Mutanda. Le tout sans appels d’offre, souligne le Congo n’est pas à vendre. À travers ces trois projets miniers qui sont parmi les cinq plus importants du pays pour ce qui est du cuivre et du cobalt, Dan Gertler touche plus de 200 000 dollars par jour, toujours selon la plateforme citoyenne.

À lui seul, l’homme d’affaires israélien gagne deux fois plus d’argent que ce que l’État investit aujourd’hui dans le Fonds minier pour les générations futures. Pour le Congo n’est pas à vendre, l’offre de partage de richesse fait par Dan Gertler est d’abord très réduite, elle porte sur 7% seulement de l’argent qu’il touche pour ces royalties, mais surtout elle pourrait être une manière pour Dan Gertler de se protéger contre d’éventuelles enquêtes, en s’associant à un nombre important d’investisseurs congolais.

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