Togo: l'ancien ministre Djimon Oré en garde à vue pour propos diffamatoires

Une patrouille de police dans les rues de Lomé, la capitale du Togo. (image d'illustration)
Une patrouille de police dans les rues de Lomé, la capitale du Togo. (image d'illustration) ASSOCIATED PRESS - SUNDAY ALAMBA

Au Togo, l'ancien ministre de la Communication, Djimon Oré, ancien membre de l'Union des forces de changement, est en garde à vue depuis jeudi. Interpellé chez lui, on lui reproche d'avoir tenu des propos diffamatoires dans une émission, à l'occasion du 61ème anniversaire de l'indépendance, le 27 avril dernier.

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Avec notre correspondant à Lomé, Peter Sassou Dogbé

L’interpellation de l’ancien ministre de la Communication est intervenue, selon plusieurs journaux, à la suite de propos tenus lors d’une émission à l’occasion des 61 ans de l’indépendance du Togo, le 27 avril dernier. Une séquence de cette émission circule depuis vendredi matin sur les réseaux sociaux. On entend Djimon Oré dire : « Le bilan en termes de sang versé, en termes de compatriotes assassinés par la France-Afrique à travers le régime barbare, le régime de l'oligarchie militaro-clanique des Gnassingbé dépasse de loin ceux qui sont tombés au Rwanda et on parle de génocide rwandais. C'est ça le bilan de l'indépendance du Togo de 1963 à nos jours. »

Des propos jugés diffamatoires pour lesquels on l’accuse d’atteinte à l’honneur, de tentative de troubles aggravés à l’ordre publique et d’outrages envers les représentants de l’autorité publique.

Djimon Oré, est devenu ministre de la Communication en 2010 à la faveur de l’accord politique du 26 mai 2010 entre le parti du Gilchrist Olympio et le parti au pouvoir ; il a quitté l’UFC après son éviction du gouvernement pour créer son parti, le Front des patriotes pour la démocratie.

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