Gabon: reprise du procès de Brice Laccruche, ancien directeur de cabinet d’Ali Bongo

Le président gabonais Ali Bongo entouré du secrétaire-général de la présidence jean-Yves Teale (G) et de son directeur de cabinet Brice Laccruche Alihanga à Libreville, en février 2019.
Le président gabonais Ali Bongo entouré du secrétaire-général de la présidence jean-Yves Teale (G) et de son directeur de cabinet Brice Laccruche Alihanga à Libreville, en février 2019. GABONESE PRESIDENCY / AFP

Le procès de Brice Laccruche Alihanga, qui s'est ouvert vendredi dernier, se poursuit ce lundi. L’audience de vendredi avait tourné court. Les avocats de l’ex-directeur de cabinet d’Ali Bongo en prison depuis dix-sept mois ayant évoqué des questions de procédure. Tout semble fin prêt pour que Brice Laccruche Alihanga soit jugé ce lundi dans une affaire liée à sa nationalité gabonaise.

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Avec notre correspondant à Libreville, Yves-Laurent Goma

Brice Laccruche Alihanga pourrait comparaître à nouveau devant la Cour criminel spéciale pour détournement de fonds publics, concussion et blanchiment des capitaux, motifs pour lesquels il a été jeté en prison.

Le procès pourrait s’ouvrir dans un climat apaisé. La séance de vendredi a été renvoyée parce que les avocats de Monsieur Laccruche Alihanga avaient soutenu n’avoir jamais eu accès au dossier et à leur client. « Enfin le tribunal nous a donné le dossier de notre client depuis vendredi », a affirmé Anges Kevin Nzigou, un des deux avocats gabonais de Brice Laccruche Alihanga. Outre le dossier, la justice leur a autorisé l’accès au prévenu depuis vendredi. « J’ai eu accès à mon client, vendredi, samedi et dimanche », a confié Me Nzigou. « Nous avons préparé l’audience ensemble », a-t-il précisé.

Selon une source proche du tribunal, l’ancien directeur de cabinet du président Ali Bongo est poursuivi pour obtention de document administratif par fausse déclaration. Parmi ces documents, il y a un acte de naissance et un certificat de nationalité gabonaise.

À sa naissance à Marseille en France en 1980, le prévenu avait pour nom de famille Fargeon. Il est devenu Laccruche Alihanga en 1984. La justice veut faire toute la lumière sur ce changement.

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