Congo-B.: les habitués du dance-floor se risquent dans les boîtes de nuit clandestines

Vue de Brazzaville (image d'illustration).
Vue de Brazzaville (image d'illustration). Wikimedia/Jomako

Depuis plus d’un an, le Congo-Brazzaville a pris d’importantes mesures en vue de lutter contre le coronavirus qui a déjà touché plus 11 000 personnes dont la plupart sont déclarées guéries. Au nombre des mesures figure la fermeture des boîtes de nuit. Mais celles-ci finissent par s’ouvrir clandestinement. Leurs tenanciers affirment qu’ils n’arrivent plus à faire face à la crise et les clients ne craignent pas le virus.

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Avec notre correspondant à Brazzaville, Loïcia Martial

Nous sommes sur une avenue de Moungali, au cœur de Brazzaville. La nuit vient de tomber. L’entrée principale de cette petite boîte de nuit est hermétiquement fermée. Mais les clients que nous suivons entrent par une porte dérobée. À l’intérieur se trouve le gérant, qui tient une bouteille de bière dans sa main droite et plaide pour une réouverture officielle des boîtes de nuit.

« Dans certains pays du monde, on constate que les activités culturelles et autres commencent à s’ouvrir. Au Congo, étant donné que beaucoup de gens ont accès aux vaccins (chinois et russe), qu’on ouvre aussi progressivement ces boîtes de nuit pour que nous puissions nous y retrouver sans problème », déclare ce gérant sous couvert d’anonymat.

La musique est à fond, la bière coule à flot, la vingtaine de clients dansent avec enthousiasme. Quelques-uns ont peur d’être surpris et interpellés par la police. Pour eux, il n’y a pas meilleurs endroits que les boîtes de nuit pour évacuer le stress du quotidien.

« On sait que les boîtes sont fermées, mais nous venons juste pour nous défouler. Après le boulot, je n’ai pas d'autres endroits où aller. Je viens ici je prends une bière ou deux et je rentre après », affirme un consommateur. « On a l’habitude de déstresser le week-end, cette ambiance nous manque beaucoup », lâche un autre.

Visiblement les populations semblent baisser la garde dans la lutte contre le Covid-19. Le port du masque, pourtant obligatoire, est presque devenu facultatif pour certains.

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