Saisies de cartouches au Bénin: le ministre de l'Intérieur s'exprime à nouveau

Des policiers béninois à Cotonou au Bénin (photo d'illustration).
Des policiers béninois à Cotonou au Bénin (photo d'illustration). AFP - YANICK FOLLY

Le 30 avril, la police saisissait des dizaines de milliers de cartouches dans le centre du Bénin. Le même jour la police togolaise met elle aussi la main sur des cartouches, convoyées par un Béninois vers le Bénin. Le procureur spécial de la Cour de répression des infractions économiques et touristiques (Criet) a ouvert une enquête.

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Avec notre correspondant à Cotonou, Jean-Luc Aplogan

Le 30 avril, la police béninoise découvre après un accident mortel, non loin de Béntè, une ville frondeuse, 70 000 cartouches de calibre 12 dans l'un des véhicules impliqués. Selon le récit du procureur de la Criet, elles étaient dissimulées et transportées dans des sacs de jutes imbibés d’huile de palme.

Quelques jours après, la police togolaise arraisonne à Lomé, un véhicule avec 1500 cartouches du même calibre. Le convoyeur les amenait au Bénin, son pays d’origine, foi de ses premières déclarations.

Le ministre de l’Intérieur rattache les deux saisies aux « opérations de déstabilisation planifiées par l’opposition ». Le ministre Saca Lafia avait formulé ces accusations contre l’opposition le 15 avril. Pour sa seconde prise de parole après l'élection présidentielle, Saca Lafia est revenu sur ces deux épisodes et tire la conclusion suivante : « Cette prise achève de convaincre le sérieux des informations faisant état du plan de déstabilisation de notre pays. Ces prises interviennent à la suite d’appels publiques lancé par certains acteurs politiques en faveur d’un soutien conséquent à des personnes armées auteures des actes graves enregistrés dans le cadre de l’élection présidentielle. »

Une personne a été arrêtée dans cette affaire, il s’agit d’un rescapé de l’accident. Il est soigné dans un hôpital.  

Un petit détail n’est pas passé inaperçu dans la déclaration du ministre de l’Intérieur : des remerciements pour les autorités togolaises, pour signifier que les deux pays ne sont pas fâchés avec l’affaire Reckiath Madougou, conseillère du président Faure, poursuivie au bénin pour « association de malfaiteurs et terrorisme ».

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