Au Nigeria, la fin du ramadan laisse craindre une multiplication des violences

Soldats dans la ville de Maïduguri en 2016 (photo d'illustration).
Soldats dans la ville de Maïduguri en 2016 (photo d'illustration). REUTERS/Afolabi Sotunde

L’armée a confirmé ce mardi 11 mai qu’une dizaine de fidèles a été kidnappés dans la région de Katsina, au nord-ouest du pays. Au nord-est du Nigeria, la ville de Maïduguri a été visée par une attaque de Boko Haram mardi dans la soirée.

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Avec notre correspondante à Lagos, Liza Fabbian

De fortes explosions et des tirs ont retenti mardi soir dans la ville de Maïduguri, la capitale de l’État de Borno. L’armée nigériane a repoussé des hommes de Boko Haram, qui s’étaient infiltrés jusqu’au quartier de Jiddari Polo, au sud de la ville, incendiant plusieurs maisons.

Le chercheur Vincent Foucher a rappelé sur Twitter que le groupe jihadiste a pris l’habitude de redoubler de violence quand approche la fin du ramadan.

La période est particulièrement volatile, aux quatre coins du Nigeria, touché par une insécurité généralisée.

Une mosquée située dans la ville de Jibia a ainsi été attaquée dans la nuit de lundi à mardi dans le nord-ouest du pays, alors que les fidèles musulmans participaient à une veillée de prière. L’armée a indiqué ce mardi qu’elle était parvenue à repousser cet assaut mené par des bandits locaux.

Ces hommes armés ont tout de même réussi à capturer une dizaine de fidèles rassemblés dans une autres mosquée de la ville, avant de s’enfuir.

Les autorités religieuses de la région de Katsina ont d’ores et déjà annoncé que les processions du Sallah Durbar, qui marquent la fin de la période de jeûne, seraient annulées en raison de l’insécurité.

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