Burkina Faso: l’Aïd-el-Fitr sera bien fêtée, malgré la crise du poulet

Un marché à Ouagadougou (Image d'illustration).
Un marché à Ouagadougou (Image d'illustration). © ISSOUF SANOGO / A.F.P.

Au Burkina Faso, comme chaque année, la célébration de la fin du mois de ramadan se fera en famille. Les musulmans, comme à l’accoutumée, partageront le repas avec leurs frères et voisins d’autres religions. Mais avec les conséquences de la crise sécuritaire et sanitaire, la fête ne fera pas dans l’allégresse. Les prix ont augmenté sur les marchés. Commerçants et clients se plaignent de la situation. À quelques heures de la célébration de l’Aïd-el-Fitr, RFI a fait un tour dans certaines familles et sur les marchés.

Publicité

Avec notre correspondant à Ouagadougou, Yaya Boudani

Pour la célébration de l’Aïd-el-Fitr, ce jeudi 13 mai, Mady Zampaligré a invité ses amis. Il se rend au marché pour s’acheter quelques poulets, mais il se rend très vite compte que les prix ne sont pas abordables. « Cette année, les prix ont augmenté. C’est trop cher. Je suis allé au marché, j’ai trouvé le coq à 4 500 francs CFA et la poule à 3500 francs. Mais on est obligé de faire avec, on n’a pas le choix. »

« Il n’y pas de chrétiens ou de musulmans… »

Les revendeurs de volailles accusent la crise sécuritaire et sanitaire pour justifier cette augmentation des prix. « Il n’y a pas de poulet cette année, parce qu’il y a ‘’dérangement’’ des pays, justifie un vendeur. Il n’y pas de prix fixe, tout dépend de la qualité. Entre 4000 et 6000 francs CFA, le poulet. » Un autre vendeur de poulets, lui, affirme avoir vendu que « quatre poulets sur les 73 en stock. A l’heure actuelle, les affaires ne marchent pas », dit-il.

Malgré ce climat économique morose, il y aura un repas à partager avec les voisins. Roukyatou Keita et Roubiata Salogho s’affairent déjà à recevoir leurs amis et voisins, d’autres confessions religieuses. « Après la prière, on sera à table, on invite nos amis chrétiens. Dans notre religion, il n’y pas distinction », martèle la première. « Il n’y pas de chrétiens ou de musulmans, on peut tous fêter ensemble », renchérit la seconde.

Ces personnes entendent célébrer la fête de de l’Aïd-el-Fitr dans la sobriété.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail