RDC: transition en cours entre civils et militaires en Ituri et au Nord-Kivu

Serge Syvia a été enlevé à Goma, dans le Nord-Kivu.
Serge Syvia a été enlevé à Goma, dans le Nord-Kivu. Photo : MONUSCO/Tony Tumba

Cela fait un peu plus d’une semaine que l’état de siège est décrété dans les provinces congolaises de l’Ituri et du Nord-Kivu, dans l’est du pays. Son objectif est d'accélérer la lutte contre les groupes armés. Les gouverneurs militaires nommés par Félix Tshisekedi sont arrivés, mais plusieurs questions se posent sur la mise en œuvre des mesures liées à l’état de siège.

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Avec notre correspondant à Kinshasa, Patient Ligodi

Les gouverneurs et vice-gouverneurs, militaires et policiers, sont arrivés dans leur province d’affectation, mais le cabinet de cinq personnes qui doit les assister n’a pas encore été installé. Au niveau des entités décentralisées, l’administration civile est encore en place.

Des modalités pratiques de collaboration à définir

Les territoires continueront de fonctionner en vertu du principe de la continuité de l’État et en attendant la nomination des administrateurs militaires et policiers. Ils vont travailler sous la direction des gouverneurs militaires. Là encore, les modalités pratiques de collaboration sur le terrain sont à définir. Sur le plan purement militaire, de nouveaux commandants ont été nommés le week-end dernier, mais ils ne sont pas encore déployés.

Du côté de la justice, des changements sont également attendus. Désormais, la cour militaire opérationnelle du Nord-Kivu intègre le droit de recours. Ce qui n’était pas le cas avant l’état de siège et c’était une promesse du président Tshisekedi.

L’autre question qui se pose, c’est le rôle de la Monusco. Bintou Keita, cheffe de la mission onusienne, a rencontré ce mercredi 12 mai le gouverneur du Nord-Kivu pour en discuter. Du côté gouvernemental, on affirme qu’il n’y a pas eu de demande spécifique, si ce n’est la collaboration classique dans le cadre de la résolution 25-56.

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