RDC: l'ex-ministre de l’Agriculture Vahamwiti soutient l'IGF dans l'affaire Bukanga Lonzo

Le Premier ministre Matata Ponyo (droite) regardant une carte du parc agro-industriel de Bukanga-Lonzo le 15 juillet 2014.
Le Premier ministre Matata Ponyo (droite) regardant une carte du parc agro-industriel de Bukanga-Lonzo le 15 juillet 2014. © JUNIOR D. KANNAH/AFP

Les suites de l'affaire du parc agro-industriel de Bukanga Lonzo, gouffre financier engagé sous la présidence Kabila. Un ex-ministre de l’Agriculture prend position contre Augustin Matata Ponyo qui fut son Premier ministre. Jean-Chrysostome Vahamwiti a mis sur la place publique des documents censés démontrer que le choix d’Africom pour piloter ce projet était bien celui du chef du gouvernement de l'époque.

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Avec notre correspondant à Kinshasa, Kamanda wa Kamanda Musembe

« Au nom de Dieu, je veux que la vérité éclate sur cette affaire. » Jean-Chrysostome Vahamwiti, ministre de l’Agriculture dans le premier gouvernement dirigé par Augustin Matata Ponyo, déclare la main sur le cœur vouloir mettre définitivement fin à la polémique sur cette affaire du parc agro-industriel de Bukanga Lonzo.

Un choix rapide pour Africom

Membre de l’exécutif au moment de la mise en place du projet, Vahamwiti affirme que le 10 février 2014, le cabinet de son ancien chef lui a adressé une correspondance urgente très claire. Cette correspondance informait le ministre de l’Agriculture de la proposition de la société sud-africaine Africom d’assister le gouvernement dans la gestion du parc agro-industriel. Joint à ce courrier, un projet de contrat confectionné par les services de la primature, révèle l'ex-ministre.

Selon un rapport de l’IGF, le projet de Bukanga Lonzo a englouti plus de 200 millions de dollars américains et les nouvelles autorités du pays cherchent à comprendre où est parti cet argent. La justice a demandé la levée des immunités de quelques parlementaires dont le sénateur Matata Ponyo. En attendant, la polémique enfle dans le pays. Ses partisans parlent de montage contre l’ancien Premier ministre. Agitation inutile leur rétorquent ceux qui soutiennent l'enquête. Les regards sont désormais tournés vers la justice.

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