Nigeria: saisie de 153 millions de dollars dans l'enquête contre une ex-ministre du Pétrole

L'ancienne ministre du Pétrole nigériane Diezani Alison-Madueke, en 2014 (image d'illustration)
L'ancienne ministre du Pétrole nigériane Diezani Alison-Madueke, en 2014 (image d'illustration) AFP - JOE KLAMAR

Les autorités mettent en avant leurs efforts pour lutter contre la corruption. Cette semaine, la Commission des crimes économiques et financiers a fait le point sur l’enquête visant l’ancienne ministre du Pétrole Diezani Alison-Madueke et a annoncé avoir saisi 153 millions de dollars et 80 propriétés.

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Avec notre correspondante à Lagos,Liza Fabbian

Le patron de la Commission des crimes économiques et financiers assure que ses services poursuivent leurs investigations contre l’ancienne ministre du Pétrole, accusée de colossaux détournements de fonds.

Diezani Alison-Madueke qui a occupé ce poste sous la présidence de Goodluck Jonathan entre 2010 et 2015, est citée dans une multitude d’affaires de corruption.

Le chef de la Commission des crimes économiques et financiers a indiqué que ses services ont pu saisir jusqu’à présent 153 millions de dollars auxquels s’ajoutent 80 propriétés pour une valeur totale de 80 millions de dollars.

Les autorités cherchent également à recouvrir 115 millions de dollars qui aurait été versés en guise de pot-de-vin pour influencer les résultats de l'élection présidentielle de 2015.

Malgré tout, l’ancienne ministre du Pétrole reste pour l’instant hors d’atteinte pour la justice de son pays, puisqu’elle a fui au Royaume-Uni en 2014. Les tentatives pour lancer une procédure d’extradition ont jusqu’à présent échoué.

Par ailleurs, la commission de lutte contre la corruption a annoncé en fin de semaine qu’elle recherchait un ancien mari d’une des filles de Muhammadu Buhari, dans le cadre d’un projet national de développement immobilier. Le principal suspect – Gimba Yau Kumo - a épousé l’une des filles de Muhammadu Buhari en 2016, mais ils auraient divorcé depuis plusieurs années selon l’un des porte-paroles du chef de l’Etat. « Cela devrait juste être la preuve que nos agences anti-corruption sont vraiment indépendantes » a-t-il déclaré.

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