Congo-B : l'entrée d'un cadre de l'UPADS au sein du nouveau gouvernement crée la polémique

Des militants de l'UPADS devant les grilles du quartier général du parti à Brazzaville. (image d'illustration)
Des militants de l'UPADS devant les grilles du quartier général du parti à Brazzaville. (image d'illustration) AFP - MARCO LONGARI

Jusque-là chef du groupe parlementaire UPADS, Honoré Sayi devient ministre de l'Énergie et de l'Hydraulique. Problème : son parti n'a pas été consulté et n'en avait pas été informé, pas même son premier secrétaire Pascal Tsaty Mabiala. De quoi créer des remous au sein de l'UPADS qui doit se réunir à ce sujet ce mardi 18 mai. 

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L'entrée d'Honoré Sayi au gouvernement a créé la stupéfaction au sein de l'UPADS. « Les choses ont été viciées », déplore Guillaume Foutou l'un des cadres du parti. Incompréhensible à ses yeux qu'une telle décision ait été prise sans que la direction de l'UPADS ne soit informée.

« Sans accord entre les deux parties, ça gêne beaucoup. Pascal Tsaty Mabiala, notre premier secrétaire qui est surpris, c’est qu’il y a un problème. Ça fâche un peu les militants, et y compris moi. »

Faut-il y voir une stratégie de la part pour pouvoir pour affaiblir le parti d'opposition ? Certains le pensent à Brazzaville, mais pour le porte-parole du gouvernement, Thierry Moungalla, tout ça, c'est un faux débat.

« Quand un gouvernement est formé, il y a des consultations, ces consultations se font personnellement. Le ministre Sayi a probablement été consulté, il a accepté. Voilà la réalité. Tout le reste ne sont que des interprétations et des supputations qui, à mon avis, ne sont pas d’actualité. »

Quant à l'intéressé, Honoré Sayi, il reconnaît un « vice de forme » mais reste flou sur la façon dont il a été désigné. « Je ne peux pas vous dire si j'ai été consulté ou non, mais je vais servir la République », promet-il.

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