Félix Tshisekedi s'est exprimé sur la situation au Tchad au Sommet de Paris

Félix Tshisekedi, président de l'Union africaine et de la RDC, au Sommet de Paris, le 18 mai 2021.
Félix Tshisekedi, président de l'Union africaine et de la RDC, au Sommet de Paris, le 18 mai 2021. REUTERS - POOL

La situation au Tchad a aussi été évoquée à Paris, lors du sommet consacré au financement des économies africaines. Alors que le Conseil de paix et sécurité de l’Union africaine (UA) a adopté vendredi dernier une position très conciliante avec la junte militaire au pouvoir, Félix Tshisekedi, le président en exercice de l’UA, a, lui, estimé hier, mardi 18 mai, qu’« une reprise en main musclée » était nécessaire après la mort d’Idriss Déby. Car, a-t-il dit, « il ne faut pas oublier que le Tchad est menacé par des hordes de rebelles et par des terroristes ».

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« N’avons-nous pas assisté à un coup d’État qui ne dit pas son nom ? » À cette question posée par un journaliste sur la prise du pouvoir par la junte militaire, Félix Thsisekedi a répondu par la négative avant de préciser le fond de sa pensée. « Dans une situation pareille, de désordre, il vaut mieux une reprise en main musclée. C'est ce qui s'est passé. Maintenant, cela ne veut pas dire que les droits et les libertés doivent être passés par pertes et profits. Il faut absolument que le pouvoir actuel, le CMT, fasse régner l'ordre, mais continue également à faire respecter les droits et les libertés. »

Le président en exercice de l’Union africaine s’est également prononcé sur l’éventualité d’une candidature aux prochaines élections des membres du Conseil militaire de transition.

« D'abord, ils sont militaires, le pouvoir ne peut pas aller à l'armée. Et en plus, ils ont pris le pouvoir de la manière dont on sait. Donc à mon avis, ils devraient se réserver pour la suite des choses : retourner à l'armée et maintenir la stabilité du pays et je crois que c'est ce qui va se faire d'ailleurs, puisque c'est notre position à l'Union africaine. »

Félix Tshisekedi a une nouvelle fois plaidé pour l’inclusivité de cette transition. Que toutes les forces politiques qui le souhaitent soient associées à ce processus. Avant d’appeler le CMT à ne pas faire durer la transition au-delà des dix-huit mois annoncés.

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