Togo: l'ancien ministre de la Défense Kpatcha Gnassingbe, malade, demande à sortir de prison

(archive) Kpatcha Gnassingbé (D) à son arrivée au tribunal de Lomé, le 15 septembre 2011.
(archive) Kpatcha Gnassingbé (D) à son arrivée au tribunal de Lomé, le 15 septembre 2011. AFP / Emile KOUTON

Au Togo, le demi-frère du président, Kpatcha Gnassingbe, qui est détenu à la prison de Lomé et est inquiet pour sa santé, demande une nouvelle fois sa libération. Selon l'un de ses avocats, maître Raphaël Kpande-Adzare, une plaie qu'il a au pied s'aggrave et Kpatcha Gnassingbé craint l'amputation.

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Au Togo, Kpatcha Gnassingbe, ancien ministre de la Défense arrêté en 2009, est accusé d'avoir fomenté un complot contre son demi-frère, le chef de l'État togolais. Condamné à 20 années de prison pour atteinte à la sûreté de l'État, il est actuellement détenu à la prison civile de Lomé.

L'un de ses avocats, maître Raphaël Kpande-Adzare a été joint par Amélie Tulet, du service Afrique. « Il a écrit lui-même, personnellement, pour demander son évacuation au président de la République. Son médecin, également, a demandé son évacuation, parce que le pied est gangrené depuis plus de cinq ans et le traitement n’arrive pas à (guérir) la plaie… Je crois quand même que c’est inquiétant. »

Kpatcha Gnassingbé avait déjà été hospitalisé en 2015.

Selon l'avocat de Kpatcha Gnassingbe, ses deux co-détenus dans cette affaire ont donc aussi des problèmes de santé : le commandant Ati a été opéré la semaine dernière du cœur et le capitaine Dontema souffre d'une embolie pulmonaire.

« Et aujourd’hui, monsieur Kpatcha Gnassingbe et ses deux codétenus ont déjà fait plus de douze ans, soit plus de la moitié de leur peine. (Cela), ajouté à leur état de santé, politiquement, juridiquement et humainement, milite en faveur de la libération de ces détenus, que nous qualifions de détenus politiques. Ce serait un grand atout pour la décrispation de l’atmosphère politique togolaise qui est encore tendue. »

Pour rappel : le groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire a demandé leur libération immédiate début 2015. En juillet 2013, la Cour de justice de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) avait estimé que dans cette affaire, l'État togolais était responsable d'actes de torture.

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