Burkina Faso: qui sont les Volontaires de la défense de la patrie?

Paysages du village de Guitti, dans le département de Séguénéga, au Burkina Faso.
Paysages du village de Guitti, dans le département de Séguénéga, au Burkina Faso. © RFI/Sayouba Traoré

Comme cela se passe depuis la création du corps des Volontaires de la défense de la patrie (VDP), au début de l'année dernière après un autre massacre qui avait choqué le pays, c'est le camp des VDP de Solhan qui a d'abord été visé par les assaillants avant qu'ils ne s'en prennent à la population.

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Lorsque la loi qui crée les VDP est promulguée en janvier 2020, les groupes jihadistes sont en train de monter en puissance et les Forces de défense et de sécurité ne peuvent pas être partout à la fois.

Ces supplétifs de l'armée sont donc mis en place pour tenter de faire pencher la balance du côté forces gouvernementales. Leur mission : « servir d'agents de renseignement », et tenter aussi de « résister en cas d'attaque », en attendant l'arrivée de l'armée.

Chaque volontaire est alors formé au maniement des armes pendant deux semaines, avant de recevoir une kalashnikov et d'être déployé dans son village. Trop peu, jugent les spécialistes, qui s'inquiètent des risques de voir des civils utilisés dans un tel conflit.

► Lire aussi : Attaque de Solhan: «L’utilisation des Volontaires pour la défense de la patrie expose les civils»

Aujourd'hui, dix-huit mois après, Mahamoudou Sawadogo, spécialiste des questions de l'extrémisme au Burkina Faso, constate que les jihadistes « qui s'en prenaient surtout aux militaires jusqu'ici, ont changé de cibles : ils attaquent désormais les VDP et les populations dans les villages. »

Le groupes jihadistes « ne font plus le tri » entre les populations civiles et Volontaires armés, explique-t-il, en pointant « un mélange de genres » qui pose des problèmes.

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