REPORTAGE

Centrafrique: les locaux d'Orange ravagés par un incendie

La protection civile de Bangui en action sur le site de l'incendie dans les locaux de l'opérateur téléphonique Orange.
La protection civile de Bangui en action sur le site de l'incendie dans les locaux de l'opérateur téléphonique Orange. © Carol Valade/RFI

En Centrafrique, un incendie s’est déclaré dimanche 6 juin au soir dans les locaux de l'opérateur Orange, privant ses abonnés de téléphone et d'internet. Le rétablissement des services devrait se compter au moins en jours, voire en semaines.

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Avec notre correspondant à Bangui, Carol Valade

Du centre des données Orange, des installations radio et du cœur de réseau, il ne reste plus rien. Rien que des débris calcinés. La protection civile les arrose à la lance, sous les ordres du lieutenant Tandjo et le regard affligé des salariés, impuissants, « J’étais paniqué. Je me suis dit, ça c’est grave et en entrant, c’était une catastrophe. Tout était incendié, noir et brûlé. Il n’y a plus rien... Pour tout remettre en service, ça va être chaud vraiment », constate Dieumerci Junior Pingulus.

Au milieu des décombres encore fumants, se trouve un amas de câbles noircis ou encore de serveurs cabossés. « Le feu a fait des ravages en détruisant la plupart des équipements. L’ensemble du réseau Orange de Centrafrique est hors service, souligne Régis Delière, directeur d’Orange Centrafrique. Ce sont des coûts gigantesques et des années de travail pour construire un équipement comme celui-là. Donc, renouveler tout cela, ça coûte beaucoup d’argent. J’espère pouvoir annoncer de meilleures nouvelles dans les tout prochains jours ».

Aucune date de reprise du service n'est annoncée. Les évaluations sont en cours. L’opérateur téléphonique revendique 830 000 abonnés dans le pays. Cet incendie survient un peu plus d'un mois après celui qui a touché les locaux de l'ambassade de France à Bangui. Un incendie lui aussi d'origine accidentelle, selon les informations disponibles. 

Nous sommes dans l’incapacité d’assurer les services à nos clients, pour l’instant. […/…] Tout a été détruit, il faut l’œil avisé d’un expert pour être capable de déterminer quelle était la source, à l’origine, du départ du feu, la nature de ce départ. Est-ce que c’est une nature électrique ? Est-ce que c’est une nature chimique ? Est-ce que c’est une nature interne au système ou est-ce que c’est éventuellement une nature du type externe qui aurait pu déclencher cela ? Pour l’instant, impossible de le dire.

Régis Delière, directeur général Orange Centrafrique.

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