RDC : une partie du parc des Virunga défiguré par l'éruption du Nyiragongo

Des gardes du parc national des Virunga patrouillent dans une zone près d'une coulée de lave solidifée du Nyiragongo, le 28 mai.
Des gardes du parc national des Virunga patrouillent dans une zone près d'une coulée de lave solidifée du Nyiragongo, le 28 mai. AFP - ALEXIS HUGUET

Un peu plus de deux semaines après l'éruption du volcan Nyiragongo, la vie commence à reprendre à Goma et ses environs, mais les dégâts sont toujours visibles tant dans la ville, où les fissures sont perceptibles à certains endroits, qu’aux alentours de Goma. Une partie du parc national des Virunga porte encore les stigmates de la coulée de lave. Ce parc est présenté comme la zone protégée contenant la biodiversité la plus riche d’Afrique. 

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Avec notre envoyé spécial à Kibati, Patient Ligodi

Kibati, à une vingtaine de kilomètres de Goma. Les arbres qui s’étendaient sur plusieurs kilomètres et qui cachaient la base du Nyiragongo n’existent plus. Ils ont été consumés par la rivière de lave qui s’est échappée d’une grande fissure sur le flanc nord-est du volcan.

Le champ de Tumaini et de ses parents a également été détruit. « Ce jour-là, nous avions fui et nous nous nommes abrités derrière la colline que vous voyez là-bas. Il y a ici une position militaire. Il y avait également un champ dans le coin. Juste ici, 16 maisons ont été détruites ».

Jean-Pierre revient à Kibati deux semaines après l’éruption. Lui non plus ne reconnait plus cet endroit.  « Ici nous sommes à Kibati, dans le parc. Auparavant, c’était une forêt. Ici, il y avait une route macadamisée, maintenant on se retrouve ici comme dans un désert ».

D’autres infrastructures ont également été détruites, comme la ligne haute tension qui alimente une partie de Goma en électricité. Rapidement, les équipes du parc se sont mobilisées et ont remis en service ce réseau électrique. Elles ont aussi fourni transport, nourriture et abris aux déplacés de Goma.

Mais pour ce qui est de la reprise des activités touristiques, aucune décision n’a encore été prise.

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