Burkina Faso: les rescapés de l'attaque de Solhan demandent la sécurisation de la zone

Dans la nuit du 4 au 5 juin, au moins 132 personnes, selon le gouvernement, ont été tuées dans l'attaque du village de Solhan, près de la frontière avec le Mali et le Niger.
Dans la nuit du 4 au 5 juin, au moins 132 personnes, selon le gouvernement, ont été tuées dans l'attaque du village de Solhan, près de la frontière avec le Mali et le Niger. © Prime Minister's press service via Reuters

Les ressortissants de la province du Yagha, dans la région du Sahel, au nord-est du Burkina, demandent plus de moyens pour assurer la sécurité des populations. Ils s'exprimaient mardi 15 juin lors d'une conférence de presse à Ouagadougou, dix jours après l'attaque par des hommes armés de Solhan, qui a fait 132 morts officiellement. Pour Amadou Diallo, président de l'Association des ressortissants du Yagha, il faut plus de moyens sécuritaires dans toute la province.

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Il faut sécuriser la zone. Depuis deux ans, à part dans la ville de Sebba, les écoles sont fermées dans les autres localités, l'administration aussi est absente. (...) Les habitants disent qu'ils dorment la peur au ventre. Les gens sont prêts à revenir à condition que la zone soit sécurisée.

Amadou Diallo, président de l'Association des ressortissants du Yagha

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