Barrage de la Renaissance en Éthiopie: la Ligue arabe affiche son soutien à l'Égypte et au Soudan

L'Éthiopie, qui a dit avoir opéré la première phase de remplissage à l'été 2020, a annoncé récemment qu'elle procéderait à la seconde phase avec ou sans accord avec l'Égypte et le Soudan.
L'Éthiopie, qui a dit avoir opéré la première phase de remplissage à l'été 2020, a annoncé récemment qu'elle procéderait à la seconde phase avec ou sans accord avec l'Égypte et le Soudan. © - Ethiopian Public Broadcaster (EBC)/AFP/File

Les ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe étaient réunis mardi à Doha, au Qatar, pour un sommet extraordinaire. En marge de ce sommet se tenait une réunion, à la demande du Soudan et de l'Égypte, sur le barrage de la Grande Renaissance éthiopienne, dont la deuxième phase de remplissage doit commencer le mois prochain. Et les pays membres se sont prononcés à l'unanimité en soutien à Khartoum et au Caire, et pour l'intervention de l'ONU. 

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« Il existe une position arabe unanime » sur le barrage de la Grande Renaissance éthiopienne. Des mesures « graduelles par étapes » doivent être prises pour soutenir l'Égypte et le Soudan dans ce dossier. Parmi elles, la saisie rapide du Conseil de sécurité de l'ONU, a expliqué lors d'un point de presse mardi 15 juin le ministre qatarien des Affaires étrangères, ajoutant que « la sécurité de l'approvisionnement en eau de l'Égypte et du Soudan étaient une partie intégrante de la sécurité nationale arabe ».

Au cours de la réunion, l'Égypte, cofondatrice de la Ligue arabe, et le Soudan ont présenté un long document détaillant leur position commune. Aucun pays membre n'a exprimé de désaccord et tous se sont entendus pour déplorer que la médiation congolaise, au nom de l'Union africaine, était pour l'instant sans résultat.

Mais l'Éthiopie, qui se retrouve donc face à une opposition des pays du Golfe avec qui les relations sont pourtant plutôt bonnes, a aussitôt fait savoir qu'elle « rejetait intégralement » la position arabe. Un communiqué du ministère éthiopien des Affaires étrangères a même exprimé sa « consternation » face aux « positions erronées » sur le sujet, lesquelles ignorent, dit Addis Abeba, les « droits légitimes de l'Éthiopie » où se trouvent les sources du Nil.

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