Les États-Unis pourraient renvoyer des troupes en Somalie

Les troupes américaines vont-elles reprendre pied en Somalie?
Les troupes américaines vont-elles reprendre pied en Somalie? AFP/Archivos

Selon la presse américaine, le Pentagone réfléchirait à l’envoi de plusieurs dizaines de soldats des forces spéciales pour aider à combattre les terroristes islamistes shebabs. Une décision qui reviendrait sur le retour abrupt des 700 soldats américains qui étaient basés en permanence en Somalie, jusqu’à ce que l’ancien président Trump décide d’un retrait total réalisé en janvier.

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Avec notre correspondant à Nairobi, Sébastien Németh

En matière de contre-terrorisme, Joe Biden semble vouloir rompre avec Donald Trump. Dès son arrivée, le nouveau président américain a ordonné une revue complète des règles d’engagement. En attendant, tout bombardement doit recevoir l’aval de la Maison Blanche.

Ainsi, il n’y a eu aucune frappe de drones en Somalie depuis le 20 janvier, alors qu’elles avaient atteint des records sous Donald Trump. Un arrêt critiqué par les experts qui estiment que les shebabs ont retrouvé de la mobilité pour mener des attentats.

Ensuite, les Américains formaient les troupes d’élite somaliennes. « Le retrait ordonné par la précédente administration a créé un problème de sécurité alors que l’armée nationale ne peut pas combattre les islamistes seule », confie un observateur. Il ajoute que le pays compte environ 12 000 soldats au lieu des 22 000 prévus, avec un déficit matériel qui rend le gouvernement incapable de se projeter loin de la capitale.

Un possible retour des soldats américains en Somalie pourrait donc soulager le pouvoir et les partenaires étrangers. Selon un diplomate, cela servirait aussi à contrer les tentatives d’influence chinoise et russe de plus en plus nombreuses. « Si les États-Unis se désengagent trop longtemps, on risque un retrait des bailleurs traditionnels comme l’Union européenne », indique une bonne source. On attend désormais de voir quelle sera la nouvelle politique contre-terroriste américaine. En tout cas, l’examen demandé par Joe Biden, qui devait durer 60 jours, est toujours en cours cinq mois après.

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