RDC: la Cour constitutionnelle rejette la requête de Zoé Kabila sur sa destitution

Zoé Kabila, le frère de l'ancien président de la République démocratique du Congo en 2014 (Image d'illustration).
Zoé Kabila, le frère de l'ancien président de la République démocratique du Congo en 2014 (Image d'illustration). © STR/AFP

La Cour constitutionnelle congolaise a confirmé la destitution de Zoé Kabila de son poste de gouverneur de la province du Tanganyika. Une décision annoncée ce vendredi 18 juin à l’issue d’une audience publique. Le petit frère de l’ancien président, destitué début mai par une majorité des députés provinciaux, avait saisi la justice.

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Avec notre correspondant à Kinshasa, Kamanda wa Kamanda Muzembe

L’arrêt de la Cour constitutionnelle a été sans appel. La Cour estime que la requête introduite par le gouverneur déchu du Tanganyika, Zoé Kabila, est non fondée. Celui-ci n’a pas accepté sa destitution par l’assemblée provinciale début mai.

Accusé de mauvaise gestion et d’incompétence, Zoé Kabila ne s’était pas présenté à la plénière convoquée pour examiner son éventuel départ. Et il avait prétexté être à Kinshasa, en attente d’une audience avec le président de la République. Mais selon le procureur, Zoé Kabila n’a produit aucune preuve de sa présence dans la capitale.

Motion de défiance contre son équipe

De plus, il aurait pu se faire représenter lors de cette plénière, a estimé le procureur. La motion de défiance concernait son équipe et non la seule personne du gouverneur.

13 élus provinciaux sur les 25 que compte l’assemblée provinciale du Tanganyika avaient voté pour le départ de l’équipe à la tête de la province.

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