Au Cameroun, tourbillon médiatique après la diffusion d'une «sextape»

Le journaliste vedette Martin Camus Mimb est sous les feux des critiques, après la diffusion d'une «sextape» filmée dans son bureau.
Le journaliste vedette Martin Camus Mimb est sous les feux des critiques, après la diffusion d'une «sextape» filmée dans son bureau. © Score Beethoven/Creative commons

Un scandale à la « sextape » agite l'espace public depuis près d'une semaine au Cameroun. Il met en cause trois protagonistes : une jeune fille et deux hommes dont l'un est un célèbre journaliste sportif, promoteur d'une radio à Douala, qui est particulièrement sous le feu des critiques. L'affaire est telle qu'elle a déclenché un flot de réactions indignées en même temps qu'elle donne lieu à un débat enflammé sur le sexisme et les comportements déviants en milieu professionnel.

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Les photos et vidéos en question ont été tournées dans le bureau de Martin Camus Mimb, le journaliste promoteur de RSI Radio Sport, basé à Douala.

Le confrère le reconnaît lui-même, dans une première mise au point qu’il a faite, après la diffusion de ces images sur les réseaux sociaux. Il y dit avoir reçu ce jour-là un couple d’inconnus, venus à sa rencontre à l’effet de se faire dédicacer un livre dont il est l’auteur.

 

Ils se seraient par la suite absentés pour à peine dix minutes, suffisant pour ces visiteurs de se livrer à des accouplements et autres obscénités, filmées dans son bureau. Cette version des faits, diffusée sur sa page Facebook peine toujours autant à convaincre, près d’une semaine plus tard. Elle a même littéralement déchaîné contre lui d’innombrables réactions indignées et même sa deuxième tentative d’explication dans une télévision privée locale n’y a rien fait.

Martin Camus Mimb, même s’il n’est pas formellement identifié dans la vidéo, est jugé au minimum complice de ce qui s’est passé ce jour-là dans son bureau. Et alors que ce tourbillon médiatique est loin de s’être estompé, le journaliste devrait peut-être bientôt faire face à la justice.

Un collectif d’avocats vient de se constituer afin, dit-il, d’établir toute la vérité sur le déroulement de ces événements et surtout de réparer l’honorabilité de la jeune fille de la vidéo, que certains considèrent comme la plus grosse victime de cette scabreuse affaire.

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