Tchad: colère du monde judiciaire après le meurtre d’un procureur

Soldats tchadiens devant le tribunal de Ndjamena (image d’archive 2007).
Soldats tchadiens devant le tribunal de Ndjamena (image d’archive 2007). Thomas SAMSON/Gamma-Rapho via Getty Images

Au Tchad, l'assassinat du procureur de la République de Oum-Hadjer dans le centre du pays, ce mercredi 24 juin 2021, par un justiciable, déclenche la colère des magistrats qui ne se sentent pas en sécurité. Maître Djonga Arafi est secrétaire général du Syndicat de la magistrature du Tchad, il dénonce le manque de protection des juges, et donc par conséquent, l'impossibilité d'exercer correctement leur pouvoir judiciaire.

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Au Tchad, quand on fait un procès, on estime que ce n’est pas à la loi qu’on doit s’en prendre, mais on s’en prend au juge. Nous avons attiré l’attention du gouvernement sur ces phénomènes. Nous avons demandé de mettre dans toutes les juridictions du pays des agents de sécurité pour assurer la sécurité des tribunaux. Les tribunaux ne sont pas protégés.

Djonga Arafi, secrétaire général du syndicat de la magistrature du Tchad

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