Affaire de la «sextape» au Cameroun: l'avocat de Martin Camus Mimb réagit aux propos de la ministre

Le journaliste vedette Martin Camus Mimb est sous les feux des critiques, après la diffusion d'une sextape filmée dans son bureau.
Le journaliste vedette Martin Camus Mimb est sous les feux des critiques, après la diffusion d'une sextape filmée dans son bureau. © Score Beethoven/Creative commons

Après la réaction de la ministre de la Promotion de la femme et de la famille sur l’affaire dite de la « sextape » au Cameroun, l’avocat de Martin Camus Mimb craint que cette déclaration influence la justice et rappelle que son client n'est pas concerné par la vidéo en elle-même.

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Suite à la diffusion d’une vidéo sur internet dans laquelle un couple se livre à des ébats sexuels, sans que l'on sache si la jeune femme présente était consentante ou non, dans le bureau du directeur de la radio sportive Radio Sport Info (RSI) Martin Camus Mimb, Marie Thérèse Abena Ondoa a réagi.

« Actes odieux »

La ministre de la Promotion de la femme et de la famille a dénoncé des « actes odieux » et appelé à ce « qu’une lutte sans merci soit menée contre les auteurs » de la vidéo. Une réaction « bien normale » pour l’avocat de Martin Camus Mimb qui redoute toutefois qu’elle influence la justice.

« J’espère que cette prise de position ne va pas empiéter, c’est-à-dire mettre la pression à la justice, puisque la ministre a dit que le gouvernement aidera à ce que, pour la famille et la personne concernée, les choses puissent aboutir et elle appellera aussi au soutien des autres formes. C’est inquiétant, parce que la justice est indépendante et j’ai bien peur que cette justice soit sous pression avec cette communication », explique maître Fabien Ndoumou.

« Martin Camus Mimb n’est pas du tout inquiété »

Il a également tenu à rappeler que son client n’est pas concerné par la vidéo en elle-même.  « Les tests sont passés dans son bureau. Pour le moment, monsieur Martin Camus Mimb n’est pas du tout inquiété. Ce n’est pas parce que cela s’est passé dans son bureau qu’on va l’accuser ou lui reprocher qu’il est l’auteur d’une infraction », conclut-il.

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