Togo : lourdes peines de prison pour des pirates en mer jugés en assises

Des forces spéciales de l'armée nigérianne s'entraîne à intercepter des pirates lors d'un exercice le 30 mars 2019. (Illustration).
Des forces spéciales de l'armée nigérianne s'entraîne à intercepter des pirates lors d'un exercice le 30 mars 2019. (Illustration). AFP

Ils étaient 9 présumés pirates dans le box des accusés lundi 5 juillet, à l’ouverture de la première session des assises de l’année. C’est la première fois que la cour connaît un dossier portant sur la piraterie maritime. Après le délibéré, la cour a retenu la culpabilité de 8 accusés et prononcé des peines allant de 12 ans à 20 ans.

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Avec notre correspondant à Lomé, Peter Sassou Dogbé

Tout commence dans la nuit du 11 au 12 mai 2019, des individus attaquent dans les eaux territoriales togolaises, le navire Tanker G-Dona 1. Ils prennent en otage l’équipage, recherchent les biens. Le capitaine du navire, pour avoir la vie sauve, se jette à la mer. Les individus sont appréhendés par la marine togolaise. Ils sont accusés de piraterie maritime, violence volontaire, tentative de vol et groupement de malfaiteurs.

Dans le box des accusés, 7 Nigérians et 2 Togolais comparaissent. Après le délibéré, la Cour a retenu la culpabilité de 8 accusés : l’un est condamné à 15 ans de réclusion et les 7 autres à 12 ans. Un des accusés a été acquitté. L’un des accusés, en fuite, a été reconnu coupable et condamné à 20 ans de réclusion avec un mandat d’arrêt international délivré contre lui.

Impunité zéro…

Pour Me Atakuam Dovi-Avouyi, l’avocat de la défense, c’est une déception. « Nous n’avons pas été convaincus que l’accusation ait apporté des preuves suffisantes pour mettre à la charge des personnes mises en cause un tel verdict. »

Le ministère public voulait un procès à l’exemple pour les prochains pirates, il s’en frotte les mains. Kodjo Gnadji Garba, président de la cour d’appel est représentant du ministère public : « Il faudrait que les gens comprennent que les pirateries, les brigandages, les vols à main armée en mer ne seront pas laissés impunis ».

Parmi les condamnés ceux de nationalité étrangère sont interdits de séjour sur le territoire togolais pendant 5 ans. Quant aux condamnés de nationalité togolaise, ils sont déchus de leur droit civique pendant 5 ans

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