Madagascar: les employés des Centres anti-covid réclament leur salaire

Aide soignante dans un centre de santé (CSB) de brousse, dans le Vakinankaratra (image d'illustration).
Aide soignante dans un centre de santé (CSB) de brousse, dans le Vakinankaratra (image d'illustration). © RFI/Sarah Tétaud

Près de 700 salariés des sept centres n'ont toujours pas reçu de salaire ou partiellement pour certains. Ces employés brandissent la menace d'une grève.

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Avec notre correspondante à Antananarivo, Laure Verneau

Les Centres de traitement de Covid-19 (CTC) ont ouvert en mars 2021 devant l’ampleur de la deuxième vague de coronavirus, pour désengorger les hôpitaux. Les employés sont donc des soignants, des médecins et du personnel administratif. Il ne reste plus qu'un CTC, tous les autres ont fermés à la mi-mai  à mesure que le nombre de cas diminuait.

80% du personnel a touché un mois de salaire sur les trois. Le reste, rien du tout. Dakl Singa est le porte-parole des employés des centres de traitement Covid-19.

« Nous avons fait un point de presse qui réclame au gouvernement de payer régulièrement nos salaires et de bien suivre à la lettre le contrat que nous avons signé, c'est-à-dire de payer mensuellement. En plus de cela, il y a une prime que le président a promis de payer. C'est notre droit de demander tout ça. »

Les paramédicaux également concernés

Les salaires sont compris entre 200 000 et 300 000 ariary (entre 50 et 80 euros), et auraient dû être versés fin mai. Comment vivre  sans cet argent ? Pour payer les loyers, certains ont cumulé les boulots, d’autres ont emprunté à leur famille.

Une situation injuste pour le personnel de santé, épuisé par la deuxième vague de coronavirus. « Il y a potentiellement une troisième vague qui va arriver. Si les soignants se mettent en grève, ça va être difficile pour le pays », ajoute Dakl.

Car les employés de CTC ne sont pas les seuls dans ce cas. Jerisoa Ralibera, le président national des infirmiers et sages-femmes de Madagascar, indique que les indemnités de réquisition n’ont toujours pas été versées aux paramédicaux, qui les réclament depuis plusieurs mois.

Contacté par RFI, le ministre de la santé Publique n’a pas souhaité s’exprimer.

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