Burundi: la Focode contredit le président Ndayishimiye sur les disparitions forcées

Le président burundais Evariste Ndayishimiye le 26 juin 2020 au stade Ingoma à Gitega.
Le président burundais Evariste Ndayishimiye le 26 juin 2020 au stade Ingoma à Gitega. AFP Photos/Tchandrou Nitanga

Le président Évariste Ndayishimiye était l'invité exclusif de RFI/France 24 la semaine dernière. Au cours de cette interview, il a assuré qu'il n'y a pas de disparition forcée au Burundi. Des propos qui ont fait réagir l'organisation de défense des droits de l'homme, le Forum pour la conscience et le développement, le Focode. L'organisation enquête sur les disparitions forcées et a documentée plus de 200 cas depuis 2016, dont une trentaine depuis la prise de pouvoir du président Ndayishimiye.

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Les propos du président Ndayishimiye nous ont choqués, parce qu’il avait promis de lutter contre les crimes et nous avions eu confiance, lorsqu’il est venu au pouvoir. Mais aujourd’hui, en s’engageant sur le terrain du déni, on se dit: mais finalement, qu’est-ce qui va changer? Donc nous demandons qu’il y ait des enquêtes.

Pacifique Nininahazwe, président du Focode

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