Reportage

Côte d'Ivoire: les consommateurs font face à l'augmentation du prix des produits de base

Des vendeuses de fruits et légumes au marché de Cocody en avril 2020 (image d'illustration).
Des vendeuses de fruits et légumes au marché de Cocody en avril 2020 (image d'illustration). AFP - ISSOUF SANOGO

Depuis plusieurs semaines, les consommateurs ivoiriens se plaignent de la hausse des prix des produits de base dans le pays. Sur les marchés, les biens alimentaires subissent une augmentation de leur valeur. C’est l’une des conséquences de la crise sanitaire qui a frappé de plein fouet l’économie du pays. Depuis le début du mois, cet accroissement des prix est au centre des discussions des consommateurs, au point de pousser le gouvernement à réagir.

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Avec notre correspondant à Abidjan, Sidy Yansané

Alors qu’elle fait ses courses au quartier Riviera de Cocody, Aimée s’étonne de voir que le prix de la carotte a presque doublé. Une nouvelle augmentation qu’elle avait déjà constatée sur plusieurs produits alimentaires :

« Tout a augmenté. Le paquet est à 2 500 FCFA avant, il était à 1 000-1 500 FCFA, s'exclame-t-elle. Non vraiment, ça a beaucoup augmenté ».

La commerçante qui lui vend ses légumes a fait la même remarque chez son fournisseur. « Par exemple les haricots verts, la semaine passée on a acheté le kilo à 700 FCFA et aujourd'hui on vend à 2 500 le kilo, explique-t-elle. On ne comprend pas, les prix ont augmenté. Aujourd'hui, vraiment, cela a pris beaucoup d'ampleur ».

Le problème a poussé le Premier ministre à visiter au début du mois les étals du grand marché d’Adjamé. Patrick Achi explique cette inflation par la pandémie de Covid-19 et par les importantes coupures d’électricité du mois de juin qui ont ralenti l’activité économique. Mais il dénonce aussi ceux qui abusent de cette situation. 

Son ministre du Commerce et de l’Industrie Souleymane Diarrassouba assure que le gouvernement veille à l’encadrement des prix. « On a mis en place des procédures, de telle sorte qu'on ne souhaite pas gêner le marché, mais la protection du consommateur n'est pas négociable. Nous avons les instruments juridique pour le faire qui nous permettent d'agir pour faire face au défi du mouvement consumériste ».

Malgré tout, des organisations de la société civile appellent ce mercredi 21 juillet à manifester jusqu’à la primature contre la cherté de la vie.

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