Bénin: pour sa rentrée politique, le parti des Démocrates charge la présidence Talon

Le président du parti béninois Les Démocrates, Éric Houndete, en conférence de presse le 3 mai 2019.
Le président du parti béninois Les Démocrates, Éric Houndete, en conférence de presse le 3 mai 2019. AFP - YANICK FOLLY

Les Démocrates, le plus grand parti de l’opposition, faisait sa rentrée politique samedi 24 juillet à Cotonou, après quatre mois de silence. Le parti réclame toujours un dialogue national pour sauver la démocratie béninoise. Patrice Talon contrôle le Parlement à 100% et presque la totalité des communes du pays.

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Avec notre correspondant à Cotonou, Jean-Luc Aplogan

Jusqu'alors, le parti des Démocrates s’était peu exprimé sur l’arrestation de sa candidate disqualifiée pour l’élection présidentielle, Reckya Madougou et n'avait rien dit sur la réélection de Patrice Talon avec 86% des voix et son investiture.

Devant ses militants, le parti a fait une sorte de rattrapage et s’est prononcé sur tous les sujets. Une rentrée qui fut un procès en règle contre la gouvernance Talon sur tous les plans.

Tous les orateurs ont accablé le président Talon. On a entendu des mots comme « dictature », « recul », « répression sauvage ». « Tout ceci est la faute aux prétendues réformes politiques de Monsieur Talon et de ses affidés », dénonce le parti qui estime qu’elles sont biaisées et conçues pour exclure la vraie opposition.

En effet, l’opposition radicale n’a pu participer aux dernières législatives, municipales et présidentielles. « Ça ne peut pas continuer », fulmine le président du parti Éric Houndete. Il réclame un dialogue. « Nous devons donc nous asseoir rapidement, urgemment dans le cadre d’un dialogue national pour reformater notre vivre ensemble afin de conduire notre peuple à la prospérité et au progrès. »

La seconde revendication majeure, c’est la demande de libération des personnes interpellées avant, pendant et après l’élection présidentielle. Le président du parti énumère une vingtaine de noms, il commence par les plus célèbres : « Je dis ma sympathie à Reckya, Joël, Bio, Adrien, etc. Chers camarades, votre place n’est pas là-bas, elle est ici. Tenez bon, la justice divine fera son œuvre. »

L’organisation des droits de l’homme et des peuples avait avancé le chiffre de 150 détenus. Selon nos informations, il y en a 135.

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