Jemma Nunu Kumba, une femme à la présidence du Parlement du Soudan du Sud

Jemma Nunu Kumba, alors ministre de l'Eau, lors d'un forum des 10 nations du Nil, à Khartoum en juin 2014.
Jemma Nunu Kumba, alors ministre de l'Eau, lors d'un forum des 10 nations du Nil, à Khartoum en juin 2014. AFP - EBRAHIM HAMID

 Un des défis de cette militante de longue date du Mouvement de libération du peuple soudanais (SPLM) sera de consolider la paix et l'unité au sein d'une assemblée récemment « reconstituée ».

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L'annonce a été faite par le président Salva Kiir en personne vendredi 23 juillet : Jemma Nunu Kumba va devenir la première femme à présider le Parlement du Soudan du Sud. 

À 55 ans, l'actuelle secrétaire du Mouvement de libération du peuple soudanais a derrière elle une longue carrière militante. Dans les années 90, elle s'engage au sein de la rébellion et rejoint le SPLM dans la guerre qui l'oppose à Khartoum pour l'indépendance du Soudan du Sud.

Elle participe ensuite aux négociations de paix entre le SPLM et le gouvernement soudanais. Depuis l'indépendance en 2011, elle a été élue gouverneure de l'État d'Équatoria-occidental dans le sud-ouest et occupé plusieurs postes ministériels, notamment celui de l'Eau. Au sein du parti de Salva Kiir, elle gravit également les échelons. 

En mai dernier, le Parlement a été dissous, puis reconstitué, passant de 400 à 550 députés, dont un quart ont été nommés par Riek Machar, l'ancien ennemi de Salva Kiir, avec qui il partage le pouvoir au sein d'un gouvernement d'union nationale.

Salva Kiir appelle donc la nouvelle présidente du Parlement à se concentrer sur l'application de l'accord de paix de 2018. Conclut avec Riek Machar et d'autres parties après une guerre civile qui a fait plus de 380 000 morts et quatre millions de déplacés, il n'est toujours pas appliqué. « Cela ne sera pas de tout repos », a réagi Jemma Nunu Kumba à l'annonce de sa nomination.

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