Éthiopie: la région Amhara mobilise ses citoyens face aux rebelles tigréens

Après les miliciens (photo d'illustration), c'est tous les hommes de plus de 18 ans qui sont appelés à combattre les rebelles du Tigré, le 25 juillet 2021.
Après les miliciens (photo d'illustration), c'est tous les hommes de plus de 18 ans qui sont appelés à combattre les rebelles du Tigré, le 25 juillet 2021. EDUARDO SOTERAS AFP

La guerre du Tigré, qui dure depuis huit mois, s’est récemment étendue à deux autres régions, les provinces Afar et Amhara, la deuxième plus grande région du pays. C’est pourquoi tous les hommes ahmaras de plus depuis de 18 ans sont appelés au front.

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Avec notre correspondant à Addis-Abeba, Noé Hochet-Bodin

C’est une décision qui fait craindre un peu plus le basculement vers la guerre civile en Éthiopie. Deux semaines après avoir mobilisé ses miliciens, la région Amhara demande maintenant à la jeunesse de participer au combat.

Le président de la région requiert que tous les hommes de plus de 18 ans possédant une arme se dirigent vers le front, ou plutôt les fronts, car les forces amharas affrontent les rebelles tigréens sur trois de ses frontières : à l’ouest, au sud et au sud-est. Les entraînements ont déjà commencé dans le nord de la région.

La rhétorique des autorités est la même qu’il y a deux semaines : une guerre pour détruire le parti tigréen du TPLF. La région Amhara fait de ce conflit une guerre totale, assurant qu’il s’agit d’une lutte pour sa survie, avec des appels aux financements et les salaires des fonctionnaires redirigés vers les forces militaires.

De leur côté, les rebelles tigréens assurent vouloir s’emparer d’une route stratégique entre Addis-Abeba et Djibouti pour assurer son approvisionnement. En effet, depuis la reprise de la région fin juin, le Tigré est sous blocus, coupé de toute aide humanitaire.

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