Centrafrique: les enquêtes se multiplient sur la mort de 13 jeunes près de Bossangoa

Dans les environs de Bossangoa, en RCA.
Dans les environs de Bossangoa, en RCA. © flickr

En République centrafricaine, la mort d’au moins 13 civils mercredi 21 juillet près de Bossangoa continue de susciter l’émoi. Depuis le drame, les antennes locales de la police des Nations unies et de la section droits de l’homme de la Minusca sont à pied d’œuvre et mènent des auditions. Après avoir accusé la coalition rebelle de la CPC, le gouvernement a envoyé sur place une délégation ministérielle.

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Avec notre correspondant à Bangui, Carol Valade

Une délégation ministérielle s’est rendue sur place et a, dès son retour, annoncé la mise place « prochaine » d’une commission d’enquête, après avoir désigné comme responsable la coalition rebelle de la CPC, accusation réfutée par cette dernière.

Serge Ghislain Djorie, porte-parole du gouvernement, parle désormais de « banditisme » : « Je crois que ce sont des bandits de grands chemins qui ont donné la mort à nos compatriotes. Comment voulez-vous qu'il y ait un crime sans aucune trace de balle ? C'est ce que nous avons constaté : il n'y a aucune goutte de sang alors que les corps ont été jetés dans un fossé. » Cette affirmation vient contredire les informations récoltées jusqu’ici auprès de sources indépendantes.

Une troisième commission d’enquête pourrait également voir le jour, annonce le président de l’Assemblée nationale, Matthieu Simplice Sarandji : « L'Assemblée nationale décide de la mise en place d'une commission d'enquête parlementaire, pour que les auteurs et complices de ces actes barbares soient identifiés, arrêtés et poursuivis devant les juridictions compétentes. »

Le 4 mai dernier, le ministre de la Justice annonçait la création d’une commission d’enquête spéciale suite aux accusations de graves violations des droits de l’homme imputées aux Faca et à leurs alliés. Il ne reste à cette commission qu’une dizaine de jours pour rendre ses conclusions.

De sources concordantes, les 13 victimes, mais qui pourraient être plus nombreuses, étaient de jeunes commerçants qui voyageaient à moto vers le marché de Kouki lorsqu'ils ont été tués.

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