RDC: les salariés de Transco en grève demandent le départ du directeur

Les salariés de Transco devant leur dépôt de bus à Kinshasa, RDC, le 26 juillet 2021.
Les salariés de Transco devant leur dépôt de bus à Kinshasa, RDC, le 26 juillet 2021. © RFI/Sonia Rolley

La capitale Kinshasa a passé une deuxième journée sans les bus de transport en commun de la société publique Tansco. Conséquence de la grève des agents de cette compagnie commencé ce lundi 26 juillet 2021. Ils exigent le paiement des arriérés de salaire et des régulations administratives, mais une autre revendication s’est ajoutée à la liste puisque les salariés veulent désormais le départ du directeur de la société.

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Avec notre correspondant à Kinshasa, Pascal Mulegwa

Le ministre des Transports n'ayant pas offert de solution aux revendications des grévistes, son appel à reprendre le travail pour 48h a été ignoré. À la 17e rue, aucun bus n’a quitté le parking, mardi ; même constat au siège de la société elle-même.

Des chauffeurs comme Alpha, restés au dépôt, ont campé près de leurs véhicules. Comme d’autres salariés, il est remonté contre le directeur de Transco : « Nous sommes avec lui depuis trois ans. C’est un mauvais gestionnaire et nous avons dit qu’il doit partir avec tout son comité. Le ministre devrait le suspendre... »

John Bongi, le directeur de la société estime que la grève est certes motivée, mais revendiquer son limogeage relève d’une manipulation pour Daniel Mwembo, son chargé de communication : « Ils ont mal géré quoi ? Régulièrement Transco reçoit les inspecteurs et le parquet pour l’auditer. Je suis sûr qu’il y a une main noire qui est en train de manipuler le personnel de Transco... Nous disons aux politiciens de ne pas se servir de notre douleur pour en faire un sujet politique. Nous sommes confiants sur le fait que les autorités vont nous venir en aide. Et le plus tôt serait le mieux. »

La direction de Transco justifie les arriérés de salaire notamment par le manque à gagner causé par les restrictions sanitaires liées à la pandémie de Covid-19. L’allocation spéciale du gouvernement pour compenser n’a jamais été débloquée.

Le ministre des Transports, Cherubin Okende, est secoué par le mouvement de grève, mais n’a apporté aucune réponse à la volonté des agents de voir partir les gestionnaires de l'entreprise. En attendant, pas de bus. Les conséquences sont énormes que ce soit pour les particuliers ou les écoles abonnées à la société.

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