Covid-19: le Congo-B oblige les personnels de santé et nouveaux étudiants à se faire vacciner

Le gouvernement congolais exige désormais la vaccination pour tous les personnels de santé et futurs étudiants. (photo d'illustration).
Le gouvernement congolais exige désormais la vaccination pour tous les personnels de santé et futurs étudiants. (photo d'illustration). ALEXIS HUGUET / AFP

Face à la propagation du coronavirus, le gouvernement du Congo-Brazzaville a reconduit cette semaine pour la vingt-quatrième fois l’état d’urgence, exigeant la vaccination pour tous les personnels de santé, les futurs étudiants de l’université publique ainsi que les fonctionnaires évoluant au sein des ministères. La mesure est appréciée par certains mais d’autres la boudent.

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Avec notre correspondant à Brazzaville, Loïcia Martial

Au milieu de la cour d’un centre de santé de Bacongo, dans le deuxième arrondissement, les agents sont assis à une petite table sous un parasol. Ils guident tous les usagers à qui ils distribuent le gel hydro-alcoolique et prélèvent la température. Ces agents ne sont pas encore vaccinés contre le Covid-19 mais ils sont prêts et attendent juste leur tour. « D’ici peu, notre tour va arriver. Il faut que nous soyons vaccinés parce que nous sommes en première ligne pour accueillir ceux qui souffrent de cette maladie », estime un agent de santé. « Nous sommes en collectif ici dans le travail. C’est une obligation de nous faire vacciner. C’est normal », selon un autre.

Les candidats aux concours d’entrée aux établissements de l’université publique doivent désormais inclure une fiche de vaccination dans leur dossier. Mais ce jeune candidat rencontré sur le parvis de la faculté de droit n’a pas la tête à la vaccination. « Je suis contre parce que je ne connais pas la source du vaccin. Je ne sais pas si le vaccin est authentique ou pas. Voilà ma peur », explique-t-il.

Nombreux sont les Congolais qui n’adhèrent pas à la vaccination alors que les autorités veulent atteindre une couverture de 60% qui leur permettrait de lever plusieurs restrictions appliquées depuis mars 2020, date d’apparition de la maladie dans le pays.

Le Centre hospitalier universitaire (CHU) de Brazzaville a par ailleurs un nouveau directeur général, en la personne du Professeur Thierry Gombet, de nationalité congolaise. Il a été nommé, le 28 juillet en conseil des ministres. Ces trois dernières années, la structure a été gérée par une équipe canadienne à qui les syndicats reprochent des détournements de fonds.

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