Terrorisme et baisse de croissance: le Niger dans la spirale de la crise économique

La rue du Nigeria (Rue NM-4) dans le quartier Nouveau Marché à Niamey, Niger, en 2018.
La rue du Nigeria (Rue NM-4) dans le quartier Nouveau Marché à Niamey, Niger, en 2018. © NigerTZai/wikimedia

Avec moins de 6 000 cas de Covid-19 recensés pour 195 décès, le Niger est l’un des pays les moins touchés du point de vue sanitaire, mais son économie est l’une des plus affectées. Et l’impact de la pandémie a aggravé l’incidence de l’insécurité sur la production et amplifié le nombre de Nigériens qui basculement dans la très grande précarité.

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C’est un constat alarmant que dresse la Banque mondiale pour le Niger. Ce pays sahélien doit résoudre deux équations, mais seul, il n’a pas les formules nécessaires pour relancer son économie, plombée par la pandémie de coronavirus et la persistance d'attaques terroristes. Même si l’un des pays les plus pauvres du monde n’est pas tombé dans la récession, c’est l’un de ceux qui ont le plus souffert de la crise sanitaire mondiale.

Sa croissance est passée de 5,9 % en 2019 à 3,6% en 2020. Ce n’est pas une chute spectaculaire, mais dans le cas du Niger, elle s’est traduite par le basculement de 400 000 personnes dans la pauvreté extrême, selon la Banque mondiale. L’institution prévient que ce nombre pourrait augmenter, avec 200 000 pauvres supplémentaires, en raison de la forte croissance démographique.

L’autre problème majeur reste l’insécurité. Depuis 2015 déjà, la fermeture de plusieurs marchés pour couper les sources de ravitaillement des jihadistes a contribué au ralentissement de l’économie réelle localement.

Mais la reprise pourrait intervenir cette année, espère la Banque mondiale, qui table sur un rebond de 5,5 % de l'économie nigérienne, sous l’impulsion de la réouverture de la frontière avec le Nigeria.

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