Au Cameroun, de nouvelles exactions ont été commises dans les régions anglophones

Bamenda, capitale de la région du Nord-Ouest, Cameroun anglophone.
Bamenda, capitale de la région du Nord-Ouest, Cameroun anglophone. Reinnier KAZE / AFP

Ces exactions sont le fait de l'armée et des groupes séparatistes, et ont eu lieu au mois de juin, affirme un rapport de Human Rights Watch. L'ONG appelle les autorités à protéger les populations civiles, à enquêter et poursuivre leurs auteurs en justice.

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Dans la région du nord-ouest, Human Rights Watch affirme que deux civils ont été tués par des membres des forces de sécurité camerounaises, les 8 et 9 juin derniers. L'ONG évoque aussi viols, destructions et pillages d'une trentaine de bâtiments dont la maison d'un chef traditionnel.

Deux jours plus tôt, le 6 juin, les séparatistes armés ont tué un garçon de 12 ans, dans la région du sud-ouest et un enseignant le 1er juillet.

Le rapport mentionne également l'enlèvement de quatre travailleurs humanitaires dans le nord-ouest le 25.

Cette récente hausse des exactions se déroule sur fond de reprise des hostilités. « Les forces de sécurité camerounaises ont certes l'obligation de riposter de manière légale aux attaques des groupes séparatistes armés, indique Illaria Allegrozzi, chercheuse sur l'Afrique centrale pour l'ONG, mais une fois de plus, nous apprenons qu'elles ont répondu à la menace posée par ces groupes en commettant des attaques contre des civils et des violations des droits humains. »

Human Rights Watch appelle les autorités camerounaises à établir les responsabilités pour les crimes commis.

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