Ouganda: les Kampalais soulagés de retrouver leur liberté de mouvement après le confinement

File d'attente dans une gare routière à Kampala. (Illustration)
File d'attente dans une gare routière à Kampala. (Illustration) AFP - SUMY SADURNI

En Ouganda, le confinement de 42 jours a pris fin ce week-end, mais ce n’est que depuis lundi 2 août que les bus sont de nouveau autorisés sur les routes, à condition d'opérer à 50% de leurs capacités. Lundi, les passagers défilaient dans les gares routières de Kampala. Les conducteurs comme les clients se réjouissent du retour à la normale.

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Avec notre correspondante à Kampala, Lucie Mouillaud

Au milieu de la gare routière, Godfrey Agaba charge les derniers bagages sur le toit de son minibus avant de partir. Direction Mbarara, grande ville du sud de l’Ouganda. Pour le conducteur, c’est un vrai soulagement de reprendre la route. « Je suis très content aujourd’hui, comme vous pouvez le voir, maintenant tout le monde est de retour, la vie reprend son cours petit à petit, et je suis confiant dans le fait que dans les cinq prochains jours, les passagers vont être encore plus nombreux. »

Dans le minibus, une place reste vide entre chaque passager pour respecter les distanciations sociales. Paul Sereko, masque noir sur le visage, attendait depuis longtemps de pouvoir quitter Kampala. « J’attendais vraiment que les restrictions de déplacement soient levées. Je travaille dans l’agriculture : je vais dans les fermes acheter des produits pour les revendre à Kampala. Je dois voyager beaucoup, donc pendant le confinement, c’était dur de tenir le coup »

Devant lui, Mohamed Lubowa a lui profité de ce premier jour de reprise pour se rendre dans la capitale ; il rentre désormais dans son village, ses bagages remplis des achats du jour. « J’étais bloqué à la maison, sans pouvoir aller en ville acheter des produits essentiels. Donc grâce à la reprise, j'ai pu venir pour acheter tout ce qu'on ne peut pas trouver chez nous au village. »

Dans la gare routière bondée, les conducteurs essaient tant bien que mal de faire respecter les gestes barrières à leurs passagers. Une seule crainte pour eux : un retour aux restrictions si les cas de Covid-19 recommencent à augmenter.

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