RDC: Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge défend son bilan à la télévision

Sama Lukonde Kyenge a été nommé Premier ministre de la République démocratique du Congo par le président Félix Tshisekedi, le 15 février 2021.
Sama Lukonde Kyenge a été nommé Premier ministre de la République démocratique du Congo par le président Félix Tshisekedi, le 15 février 2021. © Capture d'écran chaîne Youtube Sama Lukonde

Le gouvernement du Premier ministre Sama Lukonde a totalisé 100 jours ce mercredi 4 août. Une messe d’action de grâce a été organisée à Kinshasa en présence du président de la République et son Premier ministre. Puis ce dernier a dressé le bilan de son action, au cours d’une émission spéciale à la télévision publique RTNC.

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Avec nos correspondants à Kinshasa, Sonia Rolley et Patient Ligodi

Lunettes bien en place, sur un ton pédagogique, brandissant des statistiques et des graphiques, Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge s’est montré optimiste. Les bases ont été lancées et le cap tracé, veut-il croire.

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Sur le plan économique, il a mis à l’actif de son gouvernement, la stabilisation du PIB et du taux de change. Il a également cité la croissance économique qui, d’après les chiffres présentés, serait passée de 1,7% en 2020 à 4,9% en 2021.

Sur le plan politique, il a botté en touche la question sur la proposition de loi limitant l’accès à la présidence de la République aux candidats nés de père et de mère congolais. « On a plus intérêt à se concentrer sur les questions qui nous unissent que sur celles qui nous divisent », a-t-il dit.

Concernant la question du recensement de la population, c’est la priorité des priorités, jure-t-il. Pour ceux qui estiment que c‘est une manœuvre pour ne pas organiser les élections en 2023, Sama Lukonde soutient que c’est maintenant le bon moment pour lancer l’opération sans la lier à la question électorale.

Au sujet des concertations politiques demandées par les opposants, il ne s’y est pas opposé fermement, mais a renvoyé la balle au chef de l’État.

Des sujets qui divisent l'Union sacrée

Au sein même de l'exécutif, fini les dissensions, parfois même publiques, entre les ministres. Le gouvernement Sama Lukonde affiche sa cohésion, malgré le reversement au sein de son équipe d’anciens du FCC de Joseph Kabila et d’ex-membres de l’opposition, tous autrefois ennemis. L’étiquette de l’Union sacrée a été facilement adoptée.

Lors du récent séminaire du gouvernement, le président Félix Tshisekedi a insisté sur le respect de cette cohésion gouvernementale pour obtenir des résultats. Il a demandé à ses ministres d’éviter les prises de position partisane, ou de tenter de satisfaire « les caprices d’une quelconque autorité morale que ce soit ».

Les membres de ce gouvernement seront-ils capables de maintenir cette cohésion alors que des sujets divisent ?

Tous ou presque ont trait au processus électoral : le recensement de la population comme préalable aux élections, la désignation des membres de la commission électorale et même la proposition de loi Tshiani qui limite l’accès à la fonction présidentielle aux Congolais ayant deux parents congolais.

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Il faut dire que certains leaders de l’Union sacrée, comme l’ancien gouverneur Moïse Katumbi, ne cachent pas leur ambition présidentielle. Comme le résume un ministre : l’Union sacrée, c’est une coalition anti-Kabila qui pourra difficilement devenir, sous cette forme en tout cas, la plateforme électorale de Félix Tshisekedi pour 2023.

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