Côte d’Ivoire: les hommages se succèdent après le décès de Charles Konan Banny

Charles Konan Banny, ancien Premier ministre de Côte d’Ivoire, est décédé à Paris à l’âge de 78 ans, le 10 septembre 2021.
Charles Konan Banny, ancien Premier ministre de Côte d’Ivoire, est décédé à Paris à l’âge de 78 ans, le 10 septembre 2021. AFP Photo / Sia Kambou

Les hommages se succèdent au sein de la classe politique ivoirienne, depuis vendredi 10 septembre et l'annonce du décès de Charles Konan Banny en France, à l'âge de 78 ans. Patron de la BCEAO pendant quinze ans, il fut pendant seize mois le chef de gouvernement d'un pays éclaté, entre 2005 et 2007. Il a aussi dirigé, de 2011 à 2014, la Commission dialogue, vérité et réconciliation (CDVR), dont les conclusions et recommandations sont souvent restées lettre morte.

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Charles Konan Banny était réputé pour être un homme de consensus qui avait des liens dans toutes les familles politiques. Ainsi, chacun a adressé ses condoléances.

« Charles Konan Banny était un grand serviteur de l'État, une personnalité politique de premier plan dont la contribution à la réconciliation nationale a été importante », a réagi sur les réseaux sociaux le président Alassane Ouattara, quelques heures après le décès de son successeur à la tête de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).

Dans la foulée, le Premier ministre Patrick Achi a fait part de « sa tristesse infinie », soulignant les « conseils éclairés et fraternels » de celui dont il fut le ministre.

De son côté, l'ancien président Henri Konan Bédié « pleure un frère », écrit l'ancien parti unique. Les deux hommes s'étaient disputé le contrôle de la formation houphouëtiste dans les années 2000. À cette époque, Charles Konan Banny était entré dans la politique active, devenant Premier ministre de transition sous Laurent Gbagbo. Celui-ci a partagé sa « vive émotion » et salué « la mémoire d'un grand commis de l’Etat ».

Son successeur à la primature, Guillaume Soro, a lui affirmé que Charles Konan Banny avait « changé » sa « perception de la politique ivoirienne et de certains de ses acteurs. »

Le secrétaire exécutif RHDP, le parti présidentiel, Adama Bictogo, qui l’a bien connu et a été l’un de ses conseillers de 2006 à 2007, regrette « une grosse perte » pour le pays. Malgré des divergences en politique, « il est resté un grand frère » pour Adama Bictogo, qui se souvient d’une « grande personnalité », « un patriote, très amoureux de la Côte d’Ivoire ».

Autre hommage : l'ancien président béninois Boni Yayi a déploré la mort d'un « excellent technocrate, orfèvre des questions monétaires, financières et bancaires ».

« L'Afrique vient de perdre un de ses illustres fils », a renchéri le président bissau-guinéen Umaro Sissoco Embalo.

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