RDC: le président du bureau sortant de la Céni lance des réflexions en prévision de 2023

Corneille Nangaa, président du bureau sortant de la Céni, le 24 décembre 2018 à Kinshasa.
Corneille Nangaa, président du bureau sortant de la Céni, le 24 décembre 2018 à Kinshasa. AP - Jerome Delay

Dans l’attente de nouveaux animateurs de la commission électorale nationale indépendante (Céni), l’équipe sortante de Corneille Nangaa pose des actes pour les élections censées se tenir en 2023, aux termes du premier quinquennat du président Félix Tshisekedi. Ce week-end du 18-19 septembre, à Kinshasa, le président du bureau sortant de la Céni a réuni les hauts cadres de l’institution pour des réflexions sur les préparatifs techniques des élections.

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Avec notre correspondant à Kinshasa, Pascal Mulegwa

C’est une affaire d’institution et pas d’hommes, explique à RFI Jean-Pierre Kalamba, le rapporteur de la Céni : « Je prends le cas de 2011 : l’équipe du pasteur Daniel Ngoy Mulunda a trouvé que l’abbé Malu Malu avait même déjà entamé et terminé l’enrôlement des électeurs au Kongo Central, au Maniema et ils étaient en route pour le Kasaï et le Katanga. Ils sont venus prendre et, en huit mois, ils ont organisé les élections. »

À l’approche de 2023, il y a « des choses à faire dès maintenant pour ne pas accumuler des retards », affirme Jean-Pierre Kalamba. Selon lui, parmi les activités préparatoires, le bureau sortant réfléchit déjà aux différentes approches de la révision du fichier électoral, l’évaluation des machines et à l’actualisation de la cartographie avec de nouvelles villes et communes. Il examine ces pistes notamment parce que le gouvernement veut que la Céni mutualise les moyens avec l’Office national d'identification de la population (ONIP) et à l'Institut National de la Statistique.  

Et face à l’impasse de la désignation d’un nouveau bureau de la Céni, c’est le bureau sortant qui s’y colle. L’équipe de Corneille Nangaa réfléchit à l’élaboration d’un budget de révision du fichier électoral et à l’évaluation les équipements disponibles, explique encore Jean-Pierre Kalamba.

L’assemblée nationale a mis en place une commission parlementaire qui doit entériner la nomination des 15 nouveaux membres de la Céni. L’opposition, qui boycotte la commission parlementaire, n’a pas non plus désigné ses quatre délégués pour la plénière. Si la société civile a bien désigné ses membres pour siéger, elle bute toujours sur la désignation du président de la Céni, qui doit être délégué par les confessions religieuses.

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