Maroc: accord sur la nouvelle coalition gouvernementale menée par Aziz Akhannouch

Le premier ministre marocain Aziz Akhannouch entouré du président du PAM, Abdellatif Ouahbi (gauche) et du président d'Istiqlal Nizar Baraka (droite) le 22 septembre 2021 à Rabat pour annoncer la formation d'une coalition gouvernementale.
Le premier ministre marocain Aziz Akhannouch entouré du président du PAM, Abdellatif Ouahbi (gauche) et du président d'Istiqlal Nizar Baraka (droite) le 22 septembre 2021 à Rabat pour annoncer la formation d'une coalition gouvernementale. © FADEL SENNA/AFP

Trois partis politiques pour gouverner le Maroc. Une nouvelle coalition tendance libérale-centre droit a été annoncée ce mercredi matin, deux semaines pile après les élections. Cette alliance se fait sans les islamistes du PJD. Après dix ans au gouvernement, ils se sont effondrés dans les urnes.

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La coalition a été présentée ce mercredi à Rabat par le nouveau Premier ministre marocain Aziz Akhannouch. Le patron du RNI - parti libéral et proche du Palais, est le grand vainqueur des législatives du 8 septembre. C'est à lui que le roi Mohammed VI a confié la mission de former le gouvernement.

Il a pris la parole le premier devant la presse : « J'ai porté mon choix sur les partis arrivés en tête pour créer une majorité resserrée ». Pas de surprise, c'était son intention déclarée au lendemain du vote. À ses côtés, les deux chefs de file du Parti authenticité et modernité (PAM) et de l'Istiqlal ont ensuite pris la parole chacun leur tour. Les symboles des trois partis (la colombe du RNI, le tracteur du PAM, la balance de l'Istiqlal) sont visibles sur fond vert derrière Aziz Akhannouch.

Un gouvernement d’ici au 8 octobre

Le PAM entre pour la première fois au gouvernement douze ans après sa création. L'Istiqlal, plus ancienne formation politique au Maroc, le parti de l'indépendance, fait son retour après cinq ans dans l'opposition.

Arrivés 4e dans les urnes, les socialistes de l'USFP retournent dans l'opposition. Tout comme les islamistes du PJD avec seulement 13 sièges sur 395 à la Chambre des représentants, alors qu'ils étaient à la tête du gouvernement pendant dix ans.

Le trio sorti gagnant des urnes fait donc alliance autour d'un programme commun qui se résume ainsi : redresser la situation économique du Maroc. Pendant la campagne, des mesures sociales étaient mises en avant par les différents partis. Aziz Akhannouch s'engage à soumettre au roi la liste de l'équipe gouvernementale aussi vite que possible. L'ouverture de la session parlementaire prévue le 8 octobre est, selon la coutume, la date butoir pour la formation du nouveau gouvernement.

 

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