Congo-Brazzaville: les avocats de l'opposant Mokoko opposés à sa réintégration en prison

L'opposant Jean-Marie Michel Mokoko, le 19 mars 2016.
L'opposant Jean-Marie Michel Mokoko, le 19 mars 2016. EDUARDO SOTERAS / AFP

Les avocats du général Jean-Marie Michel Mokoko, 74 ans, candidat malheureux à la présidentielle de 2016, dont il n’a jamais reconnu les résultats, condamné à 20 ans de travaux forcés pour « atteinte à la sécurité intérieure de l’État », se disent opposés à la décision des autorités de réintégrer leur client à la prison de Brazzaville. Depuis son retour d’une évacuation en août 2020 en Turquie, il est interné depuis à l’hôpital militaire.

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« Nous avions adressé une correspondance au ministre de la Justice et une autre au directeur général de l’administration pénitentiaire pour exprimer et marquer notre opposition à cette réintégration », a déclaré maître Yvon Éric Ibouanga à RFI.

« Le général Mokoko n’a pas encore recouvré sa santé. En plus, la cellule où il était incarcéré avant qu’il ne soit évacué en Turquie est dans un état d’insalubrité très prononcé. Le réintégrer dans cette cellule reviendrait à le placer dans des conditions inhumaines, déshumanisantes et dégradantes », a-t-il poursuivi.

« Le général Mokoko ne pourra réintégrer cette cellule que lorsqu’il aura reçu le rapport médical établissant qu’il a recouvré sa santé et lorsqu’il aura reçu le bon de santé de l’hôpital militaire », a ajouté Me Ibouanga qui rend régulièrement visite à son client.

« Nous trouvons que cette décision est illégale et nous n’acceptons pas sa réintégration », a conclu maître Yvon Éric Ibouanga.

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