Nigeria : des tirs de mortier frappent une zone résidentielle en périphérie de Maiduguri

L'entrée de Maiduguri, capitale de l'Etat de Borno.
L'entrée de Maiduguri, capitale de l'Etat de Borno. RFI / Julie Vandal

Une série d'attaques et d'incidents sécuritaires ont eu lieu dans le nord-est du Nigeria, en proie à l'insurrection des jihadistes de Boko Haram depuis plus d'une décennie. Ce samedi 4 décembre, des tirs de mortier ont touché une zone résidentielle en périphérie de la grande ville de Maiduguri, sans faire de victimes. Des attaques visant des positions de l'armée dans l'État de Borno ont également eu lieu ces derniers jours.

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Avec notre correspondante à Lagos,  Liza Fabbian

Des explosions ont retenti samedi à l'aube, en bordure de Maiduguri. Des tirs de mortier, qui ont endommagé un bâtiment et fait des blessés légers, selon la presse. Ces obus ont vraisemblablement été tirés par les jihadistes qui encerclent la capitale de l'État de Borno. Les autorités ont assuré que l'aéroport de la ville n'a pas été visé et qu'il est sécurisé.

Cela faisait des mois que Maiduguri n'avait pas essuyé une attaque de ce genre. Au mois de février dernier, des tirs de mortier avaient fait dix morts, dont neuf enfants, dans une banlieue de la grande ville du nord-est du Nigeria.

Ces tirs sur la ville s'inscrivent dans une série noire, puisque 7 militaires ont perdu la vie jeudi à Rann, tout près de la frontière camerounaise, suite à l'assaut de leur base par les jihadistes. Vingt-quatre heures plus tard, une autre attaque a été signalée à Mallam Fatori, sur la frontière nigérienne cette fois.

Mercredi, cinq salariés du ministère des Travaux publics et 15 civils ont été capturés, alors qu'ils circulaient sur une route proche de la forêt de Sambisa, bastion des jihadistes de Boko Haram. 

Ces incidents surviennent alors que le gouverneur de la région a ordonné la fermeture de tous les camps gérés par le gouvernement dans la ville de Maiduguri, dans l'espoir que les milliers déplacés qui s'y entassent reprennent le chemin de leurs villages, même si leur sécurité n'y est pas assurée.

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