Afrique du Sud: le rite ancestral de l'ethnie xhosa a déjà fait plusieurs morts

Un homme de l'ethnie Xhosa se tient devant le Trou dans le Mur, dans la région du Cap oriental.
Un homme de l'ethnie Xhosa se tient devant le Trou dans le Mur, dans la région du Cap oriental. Hein Von Horstein/Gettyimages

L’hiver austral dans le pays coïncide avec la période du rite d’initiation pour l’ethnie xhosa. Les jeunes hommes qui ont atteint la majorité et doivent se faire circoncire pour passer à l’âge adulte suivent une série de rituels, à l’écart des villes. Une cérémonie ancestrale, très importante dans la vie des jeunes Xhosa, mais qui peut se révéler dangereuse.

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Avec notre correspondante à Johannesbourg, Claire Bargelès

Le visage enduit d’une peinture blanche, et le corps nu enveloppé dans des couvertures, ils sont près de 70 000 jeunes hommes à suivre la cérémonie de l’Ulwaluko cette année, un nombre élevé en raison des reports liés à la pandémie. Ils vont rester pendant plusieurs semaines en pleine nature, où ils seront circoncis selon un rituel secret.

Mais comme chaque année, des cas de déshydratation et de mauvaises conditions d’hygiène, notamment au moment de la circoncision, ont déjà entraîné la mort d’une vingtaine d’entre eux, et des dizaines d’autres initiés ont été admis dans les hôpitaux de la région.

Un millier de victimes depuis 1995

Les autorités locales souhaiteraient que les responsables soient poursuivis par la justice, alors que la majorité des victimes faisaient partie d’écoles d’initiation illégales. Le dirigeant de la région appelle les parents à n’envoyer leurs enfants que dans des structures agréées.

Ces rites devraient s’étaler jusqu’à mi-janvier, ce qui laisse craindre davantage de décès, selon les pouvoirs publics. La région estime que ces cérémonies de circoncision ont fait plus d’un millier de victimes depuis 1995.

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